Browse

You are looking at 1 - 10 of 715 items for :

  • Anthropology x
  • Cultural Studies x
  • All content x
Clear All
Open access

Marie-Luce Gélard

Abstract: This text touches on the consumption of dry or dried products from the point of view of valorization and dessication as a norm of the “good”. Dried foods are also those which can circulate in the intra- and extranational migratory contexts thus allowing the commonality of sharing in absence. They also allow us to establish a clear distinction between human foods and demonic foods. And at last, they are the only ones to possess healing powers in the universe of therapeutic rituals linked to alimentation.

Résumé : Ce texte propose d’aborder la consommation des produits secs et/ou séchés dans une perspective de valorisation de la dessiccation comme norme du « bon ». Les nourritures séchées sont aussi celles qui peuvent circuler dans le contexte migratoire intra et extranational permettant le partage au travers de la commensalité des absents. Elles permettent d’établir une nette distinction entre nourritures humaines et nourritures démoniaques. Enfin, elles seules possèdent des pouvoirs de guérison dans l’univers des rituels thérapeutiques liés à l’alimentation.

Open access

Cacher, festive et végétarienne

La nouvelle cuisine des fêtes juives

Sophie Nizard

Abstract: While meat food is valued socially and symbolically as a part of traditional Jewish culinary culture, vegetarianism and veganism among Jews increased quite spectacularly over the past decade, especially in the USA and in Israel. According to rabbis and to interviewees themselves this new way of eating rooted in the Hebrew Bible and in the rabbinic literature. Indeed causing any cruelty or suffering to animals is prohibited according to these sacred sources; this is an absolute principle. Such changes are having effects on the increment of the Cacher, products that are certified “green” and on the increase of vegan friendly restaurants in Israel. The narrative of Jewish women about their food and culinary practices shows those ongoing changes which are often not the result of ideological radical choices.

Résumé : Alors que la viande et les produits carnés sont fortement valorisés par la culture culinaire juive traditionnelle, on assiste depuis une dizaine d’années à un développement spectaculaire des pratiques végétariennes ou véganes en milieu juif, en particulier aux Etats-Unis et en Israël. Cette nouvelle manière de manger est justifiée par les mangeurs eux-mêmes et par nombre de rabbins comme prenant sa source dans la Bible hébraïque et dans la littérature rabbinique. En effet, l’interdit de causer de la souffrance aux animaux apparaît comme un principe fort des textes de la tradition juive. Ces changements sont repérables du fait de l’augmentation de l’offre en Israël (apparition de produits green et certifiés « sans matière animale » dans les supermarchés, multiplication de restaurants vegan friendly). Les discours de femmes juives sur leurs pratiques alimentaires et culinaires, recueillis au début de l’année 2020, viennent illustrer ces changements qui s’avèrent progressifs et sont rarement le résultat de choix idéologiques radicaux.

Open access

De Berlin à la conquête du monde

L’irrésistible expansion du döner kebab

Stéphane de Tapia

Abstract: Döner-kebab became the emblem of Turkish gastronomy. It is nowadays present in all the world. In fact, this culinary preparation is somewhat new in Turkey, and in its worldwide form of sandwich, it appears in Germany with the immigration of Turkish workers, and being offered by the Turks, the Greeks and the Lebanese cooks. However, it is not known by the other Turkic countries, except if imported by Turkish migrants. Turkish Gastronoms and Gourmets are often sad to see that this speciality became the symbol of Turkish cuisine in foreign countries.

Résumé : Le döner-kebab est devenu la spécialité emblématique de la cuisine turque, aujourd’hui consommé dans le monde entier. En réalité, c’est une préparation apparue relativement récemment en Turquie et sous sa forme internationale avec l’immigration turque en Allemagne. Il est revendiqué par les Turcs, les Grecs ou les Libanais, mais reste étranger aux autres pays turcophones, sauf importation récente apportée par les immigrés turcs. Gastronomes et gourmets turcs sont souvent attristés de voir que cette préparation est devenue le symbole de la cuisine turque à l’étranger.

Open access

Editorial

Food and Cooking in the Middle East and North Africa

Éléonore Armanet and Christian Bromberger

Abstract: The article introduces the issue, in which the following topics are addressed: history of the anthropology of food; food choices and prohibitions; food, cooking and identity; cooking and rituals; cooking, sexual roles and social relations; and cooking, migrations and globalisation.

Résumé : L’article présente le numéro où sont abordés les thèmes suivants : histoire de l’anthropologie de l’alimentation ; choix et interdits alimentaires ; alimentation, cuisine et identité ; cuisine et rituels ; cuisine, rôles sexuels et relations sociales ; cuisine, migrations et globalisation.

Open access

Christian Bromberger

Abstract: In Iran, the northern province of Gilân displays a strong specificity, including the registers of food and cooking. The regional culinary style is characterised by five traits: the base is rice, with a predilection for green, acid, eggs and fish. Cooking methods are also original in the Iranian world: Gilân’s culinary culture is not about ovens or dry cooking or roasting, but about browning, simmering and steaming.

Résumé : En Iran, la province septentrionale du Gilân présente une forte spécificité, en particulier dans les domaines de l’alimentation et de la cuisine. Le style culinaire régional se caractérise par cinq traits : la base est le riz avec une prédilection, en accompagnement, pour le vert et l’acide, pour les oeufs et pour le poisson. Les techniques de cuisson présentent aussi une certaine originalité dans le monde iranien : au grillé et à la cuisson sèche, on préfère le mijoté, le revenu.

Open access

Afsaneh Hojabri

Abstract: In light of the recent surge of Iranians’ autobiographies and fictions in the West, this article will examine ‘food writing’ as an emerging genre of diasporic narrative dominated by Iranian women. It will explore the multiple avenues through which these cookbooks/food memoirs seek not only to make accessible the highly sophisticated Persian culinary tradition but also to ameliorate the image of Iran. Such attempts are partly in response to the challenges of exilic life, namely, the stereotypical portrayal of Iranians in the Western media. Three books with strong memoir components will be further discussed in order to demonstrate how the experiences of the 1979 revolution, displacement, and nostalgia for prerevolutionary Iran are interwoven with the presentation of Iranian food and home cooking abroad.

Résumé : À la lumière de la vague récente d’autobiographies et de fictions d’Iraniens dans l’ouest cet article examinera “l’écriture culinaire” en tant que genre émergent de récit diasporique dominé par les femmes iraniennes. Il explorera les multiples voies pas lesquelles ces livres de cuisine / mémoires culinaires cherchent non seulement à rendre accessible la tradition culinaire persane très sophistiquée, mais aussi à améliorer l’image de l’Iran. Une telle tentative est une réponse aux défis de la vie en exil, à savoir la représentation stéréotypée des Iraniens dans les médias occidentaux. Trois livres avec de fortes composantes de mémoire seront discutés plus en détail afin de démontrer comment les expériences de la révolution de 1979, le déplacement et la nostalgie de l’Iran pré-révolutionnaire sont entrelacés avec la présentation de la cuisine iranienne et de la cuisine maison à l’étranger.

Open access

L’estomac, le chemin du coeur et la transformation du monde

Femmes, nourriture, relations et parenté pratiques en Turquie

Marie Helene Sauner-Leroy

Abstract: Based on a survey carried out with middle-class, married, practicing and non-practicing Muslim women living in Istanbul, this work is focused on female relational networks, their link to cooking and gender relations. The article argues that the disruptions, modifications and accommodations put in place by women and men in their management of everyday life are reflected through daily food practices. The study emphasises the pivotal role of older women in the changes in male/female relationships. The disruptions do not seem to be based on one’s positional relation to religion, but rather on one’s belonging to age, class, or social status.

Résumé : Fondé sur une enquête réalisée avec des femmes de la classe moyenne, mariées, musulmanes pratiquantes et non-pratiquantes et résidant à Istanbul, ce travail s’est intéressé aux réseaux relationnels féminins, à leur lien au culinaire et aux relations de genre. Par le biais des pratiques alimentaires sont ainsi abordés les ruptures, les évolutions et accommodements mis en place par les femmes et les hommes dans leur gestion du quotidien. L’article insiste sur le rôle pivot des aînées dans les changements des rapports homme / femme. Les fractures ne semblent pas fondées sur le positionnement vis-à-vis de la religion, mais bien plutôt sur l’appartenance à une classe d’âge, ou à une classe sociale.

Open access

Le “7 épices” libanais

Un substitut heureux au piment de Jamaïque ?

Aïda Kanafani-Zahar

Résumé : Le piment de Jamaïque, une épice peu connue en France, est au coeur de la cuisine libanaise, du littoral comme de l’intérieur des terres, domestique et professionnelle. Elle est indispensable dans les mets carnés et, par affection et attachement, dans des préparations non carnées de légumes, de légumes secs et de plantes potagères. Son ampleur aromatique est telle qu’avec d’autres épices, elle est jugée la plus performante pour débarrasser les viandes et les abats de la zankha, miasme honni des Libanais, et pour les parfumer. Pour les jeunes générations, le mélange « 7 épices » partage des prérogatives similaires. Après avoir analysé le lien entre carné, zankha, et épice, ce texte s’interroge sur la pertinence d’un mélange aromatique dans la composition culinaire.

Abstract: Little known in France, allspice is at the heart of the Lebanese cuisine, of the littoral and inland, among home and restaurant cooks. It is imperative for meat preparations, and, by affection and attachment, in vegetable and pulse dishes. Its aromatic scope is such that, with other spices, it is deemed most efficient to invalidate meats and offal from zankha, an abhorred miasma, and to bestow fragrance to them. For younger generations, the “7 spice mixture” shares similar prerogatives. After analysing the correlation between meat, zankha and spice, this study ponders on the pertinence of an aromatic mixture in the elaboration of culinary compositions in Lebanon.

Open access

Les repas des Marocains

Comparaison entre Casablanca et des communes rurales du Souss (enquête de 2013)

Laurence Tibère, Jean-Pierre Poulain, Nicolas Bricas, Driss Boumeggouti, and Claude Fischler

Abstract: This article provides an overview of Moroccan people’s eating habits, in a context of urbanisation and, more broadly, of ongoing changes in lifestyles and social aspirations. The analysis is mainly based on data from a quantitative survey conducted between 2012 and 2013. It focuses on the differences and commonalities between the meals of Casablanca residents and those of the inhabitants of rural areas in the Souss region. The article points out the existence of differentiated situations between the two contexts, particularly with regard to the number of meals or food sociability. It also shows the importance of certain habits, both in the city and in rural villages, such as the social valuation of certain dishes or products, or the importance of commensality.

Résumé : Cet article propose un panorama des habitudes des Marocains relatives aux repas, dans un contexte d’urbanisation et, plus largement, de mutations en cours dans les modes de vie et les aspirations sociales. L’analyse se fonde principalement sur les données d’une enquête quantitative menée entre 2012 et 2013. Elle porte sur les différences et les points de convergence entre les repas des Casablancais et ceux des habitants de communes rurales du Souss. L’article pointe l’existence de situations différenciées entre les deux contextes, s’agissant en particulier du nombre des repas ou encore des sociabilités alimentaires. Il montre aussi la prégnance, en ville comme dans les villages ruraux, de certaines habitudes, telle que la valorisation de certains plats ou produits, ou l’importance de la commensalité.

Open access

Nourrir les vivants par la grâce des saints

La nourriture et le sacré dans le chiisme iranien

Sepideh Parsapajouh

Abstract: In Iran, the giving of food for a religious purpose is a widespread act among Shiite believers, which can be observed daily in the city and in the villages, in both affluent and popular milieus. In order to understand the social, material and spiritual virtues of such food in the everyday life and worldview of Shiite devotees, this article proposes to analyse the process of preparation and sacredness of such food, and to study some important occasions of votive food giving in the lives of believers. The information in this article comes from previous research carried out in Iranian popular milieus, in some Shiite shrines and at the Behesht Zahra cemetery in Tehran, as well as from interviews conducted for this specific purpose.

Résumé : En Iran, le don de nourriture pour une intention religieuse est un acte très répandu chez les croyants chiites, que l’on peut observer quotidiennement en ville comme à la campagne, dans les milieux aisés comme dans les milieux populaires. Pour comprendre les vertus sociales, matérielles et spirituelles d’une telle nourriture dans la vie pratique et la vision du monde des pieux chiites, cet article propose d’analyser le processus de préparation et de sacralisation de cette nourriture, et d’étudier quelques occasions importantes de don de nourriture votive dans la vie des croyants. Les données de cet article proviennent de recherches précédemment effectuées dans les milieux populaires iraniens, dans quelques sanctuaires chiites et au cimetière de Behesht Zahra de Téhéran, ainsi que d’entretiens réalisés à cette fin précise.