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Mike Gane

Kieran Allen and Brian O’Boyle, Durkheim: A Critical Introduction. London: Pluto Press, 2017, 192 pp.

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Robert Leroux

English abstract: It is well known that Durkheim was a major source of influence in most of Boudon’s writings. But his vision of Durkheim has evolved a lot over the years. In the 1960s until the 1990s, he presented Durkheim as a positivist, fairly close to Auguste Comte, and he considered The Rules of the Sociological Method as a mediating work which announced all of the Durkheim’s thought. In his most recent works, Boudon brings an original perspective that Durkheim was an important theorist of rationality.

French abstract: Boudon a développé une admiration durable pour Durkheim dont il ne s’est jamais départi. Durkheim n’a jamais cessé en effet d’être pour lui un inspirateur, mais la lecture qu’il en fait a néanmoins évolué au fil du temps. Des années 1960 aux années 1990 il le présente comme un auteur positiviste dont il admire la réflexion sur la scientificité de la sociologie. Après 1990 il le présente comme un précurseur malgré lui de l’individualisme méthodologique, et traduit sa sociologie dans le langage de la théorie de l’action.

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Concerning Durkheim's 1899 Lecture "On Penal Sanctions"

Introduction, Translation Notes, and Comments

Ronjon Paul Datta and François Pizarro Noël

This article provides a critical introduction to the first English translation of Durkheim’s Saturday, 2 December 1899, lecture that he entitled ‘Course Outline: On Penal Sanctions’. It was written for the first class of the final year of his course ‘General Physics of Law and Morality’. We provide some context to the lecture, a description of the four-year long course at Bordeaux of which it was a part, offer notes on our translation, and discuss the salience of its content. Of particular note is Durkheim’s sociological reasoning, and the critical impact of antisubjectivism on the development of his special theory of sanctions and conception of morality as part of social reality.

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Durkheim en réunion (1ère partie)

Ses interventions à l’Assemblée des professeurs de la Faculté de Lettres de Bordeaux (1887–1902)

Matthieu Béra

*Full article is in French

English abstract: Thanks to an original archive, this article aims to characterize Durkheim’s interventions at the Council of Professors in Bordeaux from 1887 to 1902. Frequency, tonality and above all the subjects of interest of his interventions are studied. We are able to see that he paid great attention to the students and their education (i.e. their courses, fees, grants, the problem of the predominance of Latin, proposals for reform of the competitive agrégation in philosophy) but that he was also interested in administrative subjects (modalities of attribution of new courses and new chairs, procedures of the council) and research subjects (subscriptions for the university library, life of the historical and local Annales du Midi). We finally discover that he certainly had administrative ambitions – to become the dean – ended by political circumstances (the Dreyfus Affair).

French abstract: Cet article vise à caractériser les interventions de Durkheim aux assemblées des professeurs de la Faculté de Lettres de l’université de Bordeaux entre 1887 et 1902 en se référent à une archive inédite. Sont présentées les fréquences, la tonalité et surtout ses domaines d’interventions. On voit qu’il s’intéresse d’abord aux étudiants et à leurs études (ouverture ou fermeture des cours, attribution des bourses, droits d’inscription, problème de la prédominance du latin, réforme de l’agrégation de philosophie), mais aussi aux questions administratives (attribution des chaires, fonctionnement du conseil de l’université), et aux questions liées à la recherche (abonnements en revues à la Bibliothèque universitaire, vie de la revue antiquisante des Annales du midi). On découvre qu’il n’était pas dépourvu d’ambitions administratives, que les circonstances politiques (l’affaire Dreyfus) vinrent contrarier.

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Antoine Savoye

*Full article is in French

French abstract: En dépit de l’ostracisme de Durkheim à leur égard, les représentants de la science sociale issue de Le Play n’ont pas ignoré son oeuvre et l’ont commentée – même si laconiquement – dans leurs périodiques, d’une part, La Réforme sociale, d’autre part, La Science sociale et ses dérivés.

Les leplaysiens restés dans l’orthodoxie du maître nourrissent – de la Division du travail social aux Fondements élémentaires de la vie religieuse – les mêmes griefs à l’encontre de Durkheim. Volontiers polémiques, ils refusent sa conception du fait social qui, « supérieur et antérieur à l’individu … s’impose à lui avec une force coercitive prépondérante » (Clément, 1915). Leurs critiques perdent cependant de leur virulence après la mort de Durkheim, au fur et à mesure que la sociologie s’avère une science durable dont le projet devient irréfutable.

Du côté des partisans de la science sociale renouvelée par Henri de Tourville, l’appréciation de Durkheim est différente. Plus tardive, elle porte sur l’objet de la sociologie et sur la méthode prônée par l’auteur des Règles. Aux yeux des tourvilliens, celui-ci n’emprunte pas, à tort, la « voie royale » de la science sociale : l’enquête par observation directe, et néglige l’outil de coordination des faits sociaux qu’est la nomenclature mise au point par Tourville. Dès lors, les résultats auxquels aboutit Durkheim, par exemple dans les Fondements, sont sujets à caution (Descamps, 1912). La critique des tourvilliens est d’autant plus vive qu’elle se nourrit d’un dépit : Durkheim ne fait aucun cas de leurs travaux (Périer, 1913). Le débat qu’ils auraient souhaité engager n’aura lieu que post mortem, grâce à Bouglé et ses élèves du Centre de documentation sociale (Aron, Polin) qui joueront le jeu, dans les années trente, de la confrontation entre sociologie et science sociale.

English abstract: Despite the ostracism he maintained towards them, Le Play’s social science continuers did not ignore Durkheim’s work and commented on it – even if laconically – in their journals. The LePlayists loyal to the master’s orthodoxy raised the same grievances against Durkheim throughout his academic life. They refused to accept his conception of the social fact as superior and prior to the individual, imposing itself on him with a coercive force. Their criticisms, however, were less virulent after Durkheim’s death, as sociology proved a sustainable science whose project had become irrefutable. With the dissident LePlayists, the view is different. Emerging later, it dealt with the object of sociology and the method advocated by the author of the Règles. From the Tourvillians’ point of view, Durkheim’s sociology does not adopt the best path for social science (investigation by direct observation), and neglects its process of coordination of social facts (the nomenclature developed by Tourville). Consequently, Durkheim’s results are questionable. The debate the Tourvillians wanted to have with Durkheim took place post mortem, thanks to Bouglé and his students from the Centre de documentation sociale, and their engagement, in the 1930s, with Durkheimian sociology and social science.

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Jean-Christophe Marcel, Matthieu Béra, Jean-François Bert and François Pizarro Noël

This journal owes its origins to Philippe Besnard, and his initiative in creating from his base in Paris the internationally circulated Bulletin d’études durkheimiennes, produced by him over many years (1977–1987). In going on to become Durkheim Studies in 1988, it remained an internationally distributed bulletin, but now mainly in English and organized in the USA under the direction of Robert Alun Jones. It migrated once again in 1995, to develop as a bilingual journal, Durkheimian Studies / Études durkheimiennes, organized from Britain under a team headed by Bill Pickering and Willie Watts Miller. With this volume we are honoured to assume the editorship of Durkheimian Studies / Études durkheimiennes and in doing so want to acknowledge the legacy of our predecessors.

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Georges Dumas et Marcel Mauss

Rapports réels et pratiques entre la psychologie et la sociologie

Marcia Consolim

*Full article is in French

English abstract: This article discusses the relationships between sociology and psychology through the dialogue between Georges Dumas and Marcel Mauss about the expression of emotions during the 1920s. Firstly, the aim is to show the affinities of their engagements concerning the disputes between human sciences and philosophy. Secondly, from an analysis of their trajectories, the aim is to show that the positions taken in the debates are associated with the positions psychologists and sociologists took inside the academic field from 1900 to 1930. Finally, the article aims to show that the dialogue between Mauss and Dumas reveals a process of sociologization of psychology rather than a psychologization of sociology, which has produced criticism from psychologists aiming to regain their lost position and from sociologists from the new generation aiming to overcome Durkheimian sociology.

French abstract: Il s’agit de discuter les rapports entre la sociologie et la psychologie à travers le dialogue entre Georges Dumas et Marcel Mauss au long des années 1920 sur l’expression des émotions et des sentiments. Le but est d’abord de montrer les affinités entre leurs engagements concernant les combats des sciences de l’homme contre la philosophie. Ensuite, à partir d’une analyse de leurs trajectoires, d’argumenter que leurs prises de position dans ce débat sont associées aux positions que les psychologues et les sociologues ont occupées dans le champ académique entre les années 1900 et 1930. Finalement, il s’agira de montrer que le dialogue entre Mauss et Dumas révèle la sociologisation de la psychologie plutôt que la psychologisation de la sociologie, et que les critiques faites à ce dialogue par les psychologues visent à regagner de l’espace perdu, alors que celles des sociologues de la nouvelle génération visent plutôt à dépasser la sociologie durkheimienne qui inspire ce dialogue.

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Leçon 1 du cours

« Théorie spéciale des sanctions »

François Pizarro Noël

*Full article is in French

La publication de la leçon inédite du cours de physiques des moeurs et du droit de 1899 sur les sanctions pénales permet de mieux comprendre la typologie des sanctions et responsabilités que Durkheim planifiait de déployer dans le cadre de cette dernière partie de l’éthique objective consacrée à la théorie spéciale des sanctions. Nous nous attardons plus particulièrement, dans cet article, sur la réfutation de la définition de la peine par la douleur et sur les arguments que Durkheim amène pour corriger la définition de la peine qui figure dans la DTS. Nous présentons également l’ébauche d’une typologie des sanctions négatives qui figure dans cette leçon et qui montre que la définition sociologique des sanctions pénales passe par leur comparaison avec d’autres sanctions négatives, tant répressives (publiques et privées) que restitutives (civiles). Enfin, nous soulignons l’intérêt qu’il y a à explorer certains éléments du texte, notamment les sanctions positives et l’éthique subjective qui, bien qu’ils y soient peu développés, permettraient sans doute de parfaire notre compréhension de la sociologie de la morale de Durkheim.

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Les deux catégories cachées de La Doctrine de Durkheim

Le programme de sociologie de la connaissance d’Halbwachs

Jean-Christophe Marcel

*Full article is in French

French abstract: La Doctrine de Durkheim, texte écrit par Halbwachs en 1918, nous éclaire sur la filiation intellectuelle qui les relie l’un à l’autre. En effet, il met en évidence un intérêt qui va s’avérer durable dans l’oeuvre d’Halbwachs : la sociologie de la connaissance, dans la droite ligne de ce que Durkheim présente dans la conclusion des Formes élémentaires de la vie religieuse. Or si Halbwachs insiste sur la portée de l’oeuvre de Durkheim en matière de sociologie religieuse dans le domaine de la connaissance, c’est aussi le seul point sur lequel il se permet dans le texte d’adjoindre un développement personnel, preuve supplémentaire qu’il lui accorde de l’importance. Il est d’accord avec Durkheim pour affirmer que la connaissance consiste en un ensemble de classifications dont l’origine est sociale, et qu’ainsi la pensée conceptuelle répond au même besoin que la pensée capable déjà de classer, des primitifs, si bien qu’entre leur pensée logique et la nôtre, la différence n’est que de degrés et pas de nature. Il s’accorde aussi à dire, à la suite de Durkheim et Mauss, que l’évolution fait passer de classifications totémiques à des classifications spatiales, et à la pensée conceptuelle contemporaine, mais selon lui sans qu’on en sache beaucoup plus sur le passage du 2e au 3e stade de cette évolution. Aussi Halbwachs esquisse-t-il, en guise de complément, un élément de réponse pour combler ce vide, et, ce faisant, révèle une sensibilité qui annonce ses travaux futurs. Aux catégories de la pensée (espace, temps, causalité etc.) déjà étudiées par Durkheim, il ajoute celles de changement et d’individu, dont il va faire usage dans ses travaux ultérieurs pour expliquer ce mouvement de civilisation qu’est le passage des sociétés rurales aux sociétés urbaines.

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On Halbwachs’s Sociology of Knowledge Program

The Two Hidden Categories of ‘La doctrine d’Émile Durkheim’

Jean-Christophe Marcel

‘La doctrine d’Émile Durkheim’, sheds light on the intellectual connection between Durkheim and Halbwachs. Halbwachs agrees with Durkheim that knowledge consists of a set of classifications whose origin is social, and that evolution moves from totemic classifications to spatial classifications and contemporary conceptual thinking, but without much knowledge of the passage from the second to the third stage of this evolution. Halbwachs sketches, as a complement, an element of response to fill this void, and in doing so, announces his future work. To the categories of thought studied by Durkheim, he adds those of change and of the individual, which he will use in his later works to explain the movement of civilization. In doing so, he proves his involvement in developing the durkheimian program onsociology of knowledge.