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  • Author: Jean-Christophe Marcel x
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Jean-Christophe Marcel

Les études qui se sont penchées sur l'histoire de la sociologie française présentent les années 1945-1960 comme une période de 'refondation' qui marque la rupture avec la période précédente dominée par la sociologie durkheimienne, désormais considérée comme dogmatique, trop peu empirique, indissociable d'une morale laïque associée à la IIIe République, et donc à la guerre et à l'holocauste. Dans ce contexte historique de guerre froide en effet, les acteurs en présence insistent sur la nécessité de comprendre la société contemporaine pour rebâtir la France (et l'Europe), et partagent tous la conviction que la discipline sociologique est en crise, qu'elle n'a plus de paradigme unifié, et qu'il faut reconstruire l'explication en sociologie, selon les termes de Gurvitch (1956). Aussi les sociologues français, et en particulier ceux qui ont commencé leur carrière dans ces années, se considèrent-ils comme des 'pionniers', ainsi que le rappelle Pollak (1976:108ff)-les premiers 'vrai sociologues' dont le travail véritablement empirique rompt avec les débats épistémologiques et philosophiques, jugés stériles.

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Jean-Christophe Marcel

Maurice Halbwachs, Les Classes Sociales, édition critique de Gilles Montigny, préface de Christian Baudelot, Paris : Presses Universitaires de France, 2008, pp. 300.

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Les deux catégories cachées de La Doctrine de Durkheim

Le programme de sociologie de la connaissance d’Halbwachs

Jean-Christophe Marcel

*Full article is in French

French abstract: La Doctrine de Durkheim, texte écrit par Halbwachs en 1918, nous éclaire sur la filiation intellectuelle qui les relie l’un à l’autre. En effet, il met en évidence un intérêt qui va s’avérer durable dans l’oeuvre d’Halbwachs : la sociologie de la connaissance, dans la droite ligne de ce que Durkheim présente dans la conclusion des Formes élémentaires de la vie religieuse. Or si Halbwachs insiste sur la portée de l’oeuvre de Durkheim en matière de sociologie religieuse dans le domaine de la connaissance, c’est aussi le seul point sur lequel il se permet dans le texte d’adjoindre un développement personnel, preuve supplémentaire qu’il lui accorde de l’importance. Il est d’accord avec Durkheim pour affirmer que la connaissance consiste en un ensemble de classifications dont l’origine est sociale, et qu’ainsi la pensée conceptuelle répond au même besoin que la pensée capable déjà de classer, des primitifs, si bien qu’entre leur pensée logique et la nôtre, la différence n’est que de degrés et pas de nature. Il s’accorde aussi à dire, à la suite de Durkheim et Mauss, que l’évolution fait passer de classifications totémiques à des classifications spatiales, et à la pensée conceptuelle contemporaine, mais selon lui sans qu’on en sache beaucoup plus sur le passage du 2e au 3e stade de cette évolution. Aussi Halbwachs esquisse-t-il, en guise de complément, un élément de réponse pour combler ce vide, et, ce faisant, révèle une sensibilité qui annonce ses travaux futurs. Aux catégories de la pensée (espace, temps, causalité etc.) déjà étudiées par Durkheim, il ajoute celles de changement et d’individu, dont il va faire usage dans ses travaux ultérieurs pour expliquer ce mouvement de civilisation qu’est le passage des sociétés rurales aux sociétés urbaines.

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On Halbwachs’s Sociology of Knowledge Program

The Two Hidden Categories of ‘La doctrine d’Émile Durkheim’

Jean-Christophe Marcel

‘La doctrine d’Émile Durkheim’, sheds light on the intellectual connection between Durkheim and Halbwachs. Halbwachs agrees with Durkheim that knowledge consists of a set of classifications whose origin is social, and that evolution moves from totemic classifications to spatial classifications and contemporary conceptual thinking, but without much knowledge of the passage from the second to the third stage of this evolution. Halbwachs sketches, as a complement, an element of response to fill this void, and in doing so, announces his future work. To the categories of thought studied by Durkheim, he adds those of change and of the individual, which he will use in his later works to explain the movement of civilization. In doing so, he proves his involvement in developing the durkheimian program onsociology of knowledge.

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Jean-Christophe Marcel and Mike Gane

Raymond Boudon (ed.), Durkheim fut-il durkheimien? Jean-Christophe Marcel

Marcel Mauss, Techniques, technologie et civilisation, ed. N. Schlanger

Jean-François Bert (ed.), 'Les Techniques du corps' de Marcel Mauss: Dossier critique Mike Gane

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Jean-Christophe Marcel, Matthieu Béra, Jean-François Bert and François Pizarro Noël

This journal owes its origins to Philippe Besnard, and his initiative in creating from his base in Paris the internationally circulated Bulletin d’études durkheimiennes, produced by him over many years (1977–1987). In going on to become Durkheim Studies in 1988, it remained an internationally distributed bulletin, but now mainly in English and organized in the USA under the direction of Robert Alun Jones. It migrated once again in 1995, to develop as a bilingual journal, Durkheimian Studies / Études durkheimiennes, organized from Britain under a team headed by Bill Pickering and Willie Watts Miller. With this volume we are honoured to assume the editorship of Durkheimian Studies / Études durkheimiennes and in doing so want to acknowledge the legacy of our predecessors.

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Jean-Christophe Marcel, Timothy Jenkins, David Moss, William Ramp, Mike Gane, Anne de Sales and W. S. F. Pickering

Emile Durkheim. L’Évaluation en comité. Textes et rapports de souscription au Comité des travaux historiques et scientifiques 1903-1917, présentés et édités par Stéphane Baciocchi et Jennifer Mergy, Oxford and New York: Durkheim Press/Berghahn Books. 2003. p. 207.

Marcel Mauss, On Prayer, translated by Susan Leslie, edited with an introduction by W. S. F. Pickering and anthropological commentary by Howard Morphy, Oxford and New York: Durkheim Press/Berghahn Books. 2003. pp. 208

Massimo Rosati e Ambrogio Santambrogio (eds). Émile Durkheim, contributi per una rilettura critica, Rome: Meltemi. 2002. pp. 308.

Ken Thompson. Emile Durkheim, Revised edition. London: Routledge. 2002. pp. 179.

Michèle Richman. Sacred Revolutions, Durkheim and the Collège de Sociologie, Minnesota: University of Minnesota Press. 2002. pp. 248.

Robert Parkin. Louis Dumont and Hierarchical Opposition, New York and Oxford: Berghahn Books. 2003. p. 251.

Raymond Boudon avec Robert Leroux. Y a-t-il encore une sociologie?, Paris: Odile Jacob, 2003. pp. 249.

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N. J. Allen, Roger Cotterell, Mike Hawkins, Jean-Christophe Marcel, Jennifer Mergy, David Moss, Robert Parkin, W. S. F. Pickering, Massimo Rosati, Sue Stedman Jones and William Watts Miller

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Louise Child, Ronjon Paul Datta, Mike Gane, Timothy Jenkins, Jean-Christophe Marcel, David Moss, W. S. F. Pickering, William Ramp, Derek Robbins, Raymond de la Rocha Mille, Anne de Sales, Sue Stedman Jones and William Watts Miller

Notes on contributors