Search Results

You are looking at 1 - 10 of 15 items for

  • Author: Matthieu Béra x
  • Refine by Access: All content x
  • Refine by Content Type: All x
Clear All Modify Search
Restricted access

Durkheim et Buisson

Un rendez-vous manqué ?

Matthieu Béra

Restricted access

Durkheim en réunion (1ère partie)

Ses interventions à l'Assemblée des professeurs de la Faculté de Lettres de Bordeaux (1887–1902)

Matthieu Béra

Abstract

Thanks to an original archive, this article aims to characterize Durkheim's interventions at the Council of Professors in Bordeaux from 1887 to 1902. Frequency, tonality and above all the subjects of interest of his interventions are studied. We are able to see that he paid great attention to the students and their education (i.e. their courses, fees, grants, the problem of the predominance of Latin, proposals for reform of the competitive agrégation in philosophy) but that he was also interested in administrative subjects (modalities of attribution of new courses and new chairs, procedures of the council) and research subjects (subscriptions for the university library, life of the historical and local Annales du Midi). We finally discover that he certainly had administrative ambitions – to become the dean – ended by political circumstances (the Dreyfus Affair).

Résumé

Cet article vise à caractériser les interventions de Durkheim aux assemblées des professeurs de la Faculté de Lettres de l'université de Bordeaux entre 1887 et 1902 en se référent à une archive inédite. Sont présentées les fréquences, la tonalité et surtout ses domaines d'interventions. On voit qu'il s'intéresse d'abord aux étudiants et à leurs études (ouverture ou fermeture des cours, attribution des bourses, droits d'inscription, problème de la prédominance du latin, réforme de l'agrégation de philosophie), mais aussi aux questions administratives (attribution des chaires, fonctionnement du conseil de l'université), et aux questions liées à la recherche (abonnements en revues à la Bibliothèque universitaire, vie de la revue antiquisante des Annales du midi). On découvre qu'il n'était pas dépourvu d'ambitions administratives, que les circonstances politiques (l'affaire Dreyfus) vinrent contrarier.

Restricted access

La typologie des crimes de Durkheim dans ses Leçons de sociologie criminelle (1892–1893)

Matthieu Béra

Abstract

This article presents the sociological typology of crimes developed by Durkheim for his course in criminal sociology of 1892–1893, of which a complete set of notes by his nephew and student Mauss was found among descendants in 2018. It can be broken down into four types of crimes: ataxic (theft, vagrancy), altruistic (homicide), alcoholic (blows and wounds, insults), anomic (fraudulent bankruptcy, swindling). This original typology in many ways announced the typology of suicides that would appear in 1897, and shows Durkheim's sociological theory at that time, while he was defending his thesis in 1893, at the end of that academic year. It sheds new light on the notions of regulation and integration and suggests the articulation between collective representations and social life, while Durkheim has not yet had his “revelation” (1894–1895).

Résumé/abstract

Cet article présente la typologie sociologique des crimes élaborée par Durkheim pour son cours de sociologie criminelle de 1892–1893 dont un jeu de notes complet de son neveu et étudiant Mauss a été retrouvé chez des descendants en 2018. Elle se décompose en quatre types ou espèces de crimes : ataxiques (vols, vagabondage), altruistes (homicides), alcooliques (injures et coups et blessures) et anomiques. Cette typologie inédite préfigure, sur de nombreux aspects, la typologie des suicides qui paraîtra en 1897, et donne à voir la théorie sociologique de Durkheim à cet instant, alors qu'il soutient sa thèse à la fin de cette même année universitaire. Elle éclaire d'un nouveau jour les notions de régulation et d'intégration, alors à l'état de gestation, et donne à penser sur l'articulation entre les représentations collectives et la vie sociale, alors que Durkheim n'a pas encore eu sa « révélation » pour mener à bien son programme de sociologie religieuse (1894–1895).

Free access

Il faut traiter les faits religieux comme des choses

Matthieu Béra

Abstract

First, we return to the question of ‘revelation’ that has never been taken as an object of research. There has always been reluctance to take it seriously. However, Durkheim changed his thematic and theoretical perspectives from 1897, focusing on religious facts. Second, we explain how to treat revelation as a ‘thing’, as an object of research, insisting on the exegetical method by positioning ourselves prior to the emergence of ‘revelation’ (1895) to identify the paths that were decisive for Durkheim. All the articles in the special issue follow this approach. Third, we show how Durkheim went about ‘treating religious facts as things’, via the comparative method: by comparing the objectification of religion in other disciplines (history, law, psychology, philosophy), to arrive at a sociological synthesis; by comparing religious facts (and especially sacrifice) within different religions. The six articles in the special issue demonstrate the importance of the comparative method in social science. They ought to be compared with each other.

Résumé

Dans un premier temps, nous revenons sur la question de la révélation en rappelant qu'elle n'a jamais été traitée comme un objet de recherche à part entière. Il y a toujours eu des réticences à la prendre au sérieux. Pourtant, dans les faits, à partir de 1897, Durkheim a bien changé d'optiques, thématique et théorique, en ne s'intéressant plus qu'aux faits religieux. Dans un second temps, nous expliquons comment traiter la révélation ‘comme une chose’, en insistant sur la méthode exégétique, en se positionnant en amont de la révélation (1895), pour repérer les cheminements décisifs de Durkheim. Tous les articles du dossier suivent cette voie. Dans un troisième temps, nous montrons comment Durkheim s'y est pris pour ‘traiter les faits religieux comme des choses’ 1 , via la méthode comparative : en comparant l'objectivation du religieux telle qu'elle était proposée par les autres disciplines (histoire, droit, psychologie, philosophie, ethnologie…), puis en comparant les faits religieux (et spécialement le sacrifice) entre différentes religions. Les six articles du dossier démontrent l'importance de la méthode comparative en science sociale. Ils doivent eux-mêmes être comparés entre eux.

Restricted access

Crime et religion chez Durkheim

Les liens forts entre ses sociologies criminelle et religieuse

Matthieu Béra

Abstract

There is an immediate chronological link between Durkheim's criminology courses on crime and punishment, taught between 1892 and 1894, and his first course in religious sociology (1894–1895). Both are included in the cycles of ‘General Physics of Law and Morals’. Beyond this observation, the emphasis here is on six points that intellectually connect the two fields of study, always analyzed separately by the commentators of his work. Crime is in itself a means of revealing social solidarity, and the religion that carries it. The penalty is at the articulation between criminal law and religion. The evolution of penalty marks the progressive elimination of the religious substance of modern criminal laws. Durkheim outlines a theory of the sacred by reflecting on the respect and authority of the law. There are also suggestive digressions that link the tattoos of criminals to the institution of totemism. Finally, his typology of crimes is an opportunity to transform religion into an ‘explanatory variable’, rather than a ‘variable to be explained’.

Résumé

Il existe un lien chronologique entre les cours de criminologie de Durkheim sur le crime et la peine en 1892–1894 et son premier cours de sociologie religieuse, dit de la révélation (1894–1895), qui se succèdent sans transition. Les deux domaines s'inscrivent d'ailleurs dans les cycles de ‘Physique générale du droit et des mœurs.’ Au-delà de ce constat, cet article met l'accent sur six points qui relient intellectuellement les deux domaines d'études, toujours analysés séparément par les commentateurs de son œuvre. Le crime est en soi un moyen de révéler la solidarité sociale et la religion qui la porte. En outre, la pénalité est le lieu d'articulation entre le droit pénal et la religion. Quant aux les ‘lois de l'évolution pénale’, elles manifestent l'élimination progressive de la substance religieuse des droits criminels modernes. Durkheim esquisse dans sa sociologie criminelle une théorie du sacré en réfléchissant au respect et à l'autorité de la loi, qui est transcendante. On évoque également les digressions suggestives dans lesquelles il rattache les tatouages des criminels à l'institution du totémisme. Enfin, on montre que sa typologie des crimes est l'occasion de transformer la religion en ‘variable explicative’, plutôt qu'en ‘variable à expliquer’, ce qui ne manque pas de lui conférer une objectivité scientifique considérable.

Restricted access

179 / 218

Mais où donc habitait Durkheim à Bordeaux?

Matthieu Béra

Cet article est le récit de l’enquête menée depuis quelques années sur les lieux d’habitations de Durkheim pendant ce qu’il est convenu d’appeler sa « période bordelaise » (1887–1902), à propos de laquelle on ne sait pas grand-chose et qui concerne pourtant la moitié la plus productive de sa carrière. De rebondissements en rebondissements, cette investigation m’a amené à faire des découvertes inattendues sur des aspects inédits de sa vie privée et à remettre en cause les maigres connaissances que nous avons à ce sujet. Certains y verront des détails ou des ajustements biographiques sans conséquence, d’autres des éléments importants pour connaître le personnage toujours mystérieux qui se dissimule derrière notre « classique favori »…

Restricted access

David, Émile

Les ambivalences de l’identité juive de Durkheim

Matthieu Béra

This is based on research that has discovered crucial, hitherto unknown biographical information. First, I review the theories of authors who helped to generate the whole 'affair' of Durkheim's two pre-names, most often in seeing it as a way to interrogate his relation with Judaism. Next, I discuss how the issue comes with elements that are incomplete or inexact. It is then to present new evidence of Durkheim's ambivalence and changing attitude towards his first, identifiably Jewish pre-name. The census records during his time at Bordeaux show that he registered himself as 'David' in 1891 and 1896, but abandoned this and switched to 'Émile' in 1901. Accordingly, I examine possible interpretations of the change, in terms of the political context of the Dreyfus Affair, events in his family life, his institutional position, his growing reputation, and a programme of research in which he resolved on a scientific treatment of religion.

Restricted access

Les carrières de Durkheim en Amérique, Angleterre et France

Matthieu Béra

François Pizarro Noël. Du désaveu du social à la présentation nominaliste: Le mouvement de réception de Durkheim (1893-1939), Thèse de Doctorat, Université du Québec à Montréal, 2009, 500 pp, en ligne : www.archipel .ugam.ca/3116/l/D1859.pdf.

Restricted access

Demandes d'acquisition de Durkheim / Durkheim's Acquisition Requests

1887–1901

Matthieu Béra

Explication Entries are in the chronological order of Durkheim’s requests, and are set out as follows: entry number; author’s surname; text’s main title; year of publication; [remarks]; catalogue number; *[number of a corresponding loan]

Restricted access

Durkheim's University Library Loans at Bordeaux

Preliminary Investigations

Matthieu Béra

This article explores the significance of recently discovered records of Durkheim's university library loans during his time at Bordeaux. After introducing and explaining the nature of these records, and presenting various quantitative and qualitative issues raised by them, the article concentrates on understanding Durkheim's loans through tracking the different main uses he made of them. This first involves their role in his publications, but is then above all a concern with how they fed into his lectures. Discussion starts with his courses in sociology, moves on to those in education and psychology, and finishes with his preparation of students for an examination in philosophy (the agrégation). Although a few of Durkheim's courses survive, his library loans are a way to throw light on lectures that mostly seem lost forever.