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Les emprunts de Mauss à la bibliothèque universitaire de Bordeaux

la genèse d’une « imagination sociologique »

Nicolas Sembel

Mauss was a student at Bordeaux between 1890 and 1895, and this discussion of his university library loans directly complements an earlier article on those of Durkheim, who taught there from 1897 to 1902. Mauss worked hand in glove with his uncle, and although the profiles of their library use were quite different, all the material borrowed by Mauss was closely related with material amongst Durkheim’s loans. Archival evidence brings out how Mauss prepared for the agrégation in philosophy in a way that went well beyond the examination itself, indeed, that in effect transcended philosophy, and that included a year at the Sorbonne that was crucial for the future. If Durkheim showed a methodological imagination – drawing on a variety of disciplines, albeit largely through a ‘hidden’ reading of uncited references – in order to elaborate a sociological approach for his time, Mauss showed a sociological imagination in an effort, in parallel with his academic commitments, to develop his uncle’s work straightaway. Their close collaboration with one another during this period is a platform for reconsidering the nature, up to 1914, of the intellectual link between Mauss and Durkheim, as two sociologists who were above all separated by a ‘chronological’ gap, who occupied two different positions that, while helping to explain disagreement, made possible their project of disciplinary ‘conquest’ begun at Bordeaux, and who, lastly, produced the same general sociology based on two related approaches. My conclusion returns to their Bordeaux ‘moment’ and the veritable symbolic blitzkrieg they conducted there.

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Apprenticeship and Learning by Doing

The Role of Privileged Enclaves in Early Modern French Cities

Jeff Horn

In France, formal guild training was not as ubiquitous a means of socializing young people into a trade as it has been portrayed by scholars. Guilds were limited geographically, and in many French cities privileged enclaves controlled by clerical or noble seigneurs curbed the sway of corporate structures, or even created their own. Eighteenth-century Bordeaux provides an extreme example of how limited guild training was in France’s fastest-growing city. The clerical reserves of Saint-Seurin and Saint-André that housed much of the region’s industrial production had quasi-corporate structures with far more open access and fewer training requirements. In Bordeaux, journeymen contested masters’ control over labor and masters trained almost no apprentices themselves. Formal apprenticeship mattered exceptionally little when it came to training people to perform a trade in Bordeaux.

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Matthieu Béra

This article explores the significance of recently discovered records of Durkheim's university library loans during his time at Bordeaux. After introducing and explaining the nature of these records, and presenting various quantitative and qualitative issues raised by them, the article concentrates on understanding Durkheim's loans through tracking the different main uses he made of them. This first involves their role in his publications, but is then above all a concern with how they fed into his lectures. Discussion starts with his courses in sociology, moves on to those in education and psychology, and finishes with his preparation of students for an examination in philosophy (the agrégation). Although a few of Durkheim's courses survive, his library loans are a way to throw light on lectures that mostly seem lost forever.

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Une hypothèse sur l’arrivée de Durkheim à Bordeaux

les « requêtes durkheimiennes » d’Hamelin (mars–avril 1887)

Nicolas Sembel

Le propos de cette note de recherche est d’éclairer un peu plus l’origine de l’arrivée de Durkheim à Bordeaux lors de sa nomination sur un poste universitaire en 1887. Promulgué par arrêté le 20 juillet 1887, effectif lors de la rentrée suivante d’octobre, ce poste de philosophie est centré sur l’éducation (« science sociale et pédagogie ») et constitue un résumé à lui seul de la complexité administrative de l’enseignement supérieur (Gautherin 2002, Callède 2011). Il sera renouvelé annuellement sept fois, puis « sans limite » à partir de juillet 1894. Durkheim, parti en 1902 à Paris pour suppléer F. Buisson (devenu député) pendant 4 ans, jusqu’en 1906, sera remplacé par Gaston Richard également pendant 4 ans. Leur double titularisation aura lieu cette année-là. En 1930, à la retraite anticipée d’un an de Richard, il est destiné à Théodore Ruyssen, âgé de plus de 60 ans, qui ne l’occupe finalement pas, et est attribué, via le Doyen, par des disciples de Durkheim (Davy, Mauss...) et de Hamelin (Darbon, Daudin...) un peu démunis, à Max Bonnafous. Ce dernier se consacre assez vite à sa carrière politique (commencée dans le socialisme et terminée dans la Collaboration), prenant à nouveau de court les gate-keepers du poste. Passeront également par ce poste de Bordeaux Georges Gurvitch, lui aussi rapidement parti, ou Raymond Aron, encore plus rapidement, après six mois.

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Nicolas Sembel

Les 505 emprunts de Durkheim à la bibliothèque de Bordeaux entre novembre 1889 et juillet 1902 constituent un matériau de première importance, mais qui ne parle pas de lui-même ; je voudrais pour ma part en proposer une exploitation sociologique. La liste que j’ai établie1 apporte de multiples éclairages, notamment sur le travail intellectuel de Durkheim, sur l’histoire de la sociologie jusqu’au développement actuel de cette discipline.

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Mais où donc habitait Durkheim à Bordeaux?

Matthieu Béra

Cet article est le récit de l’enquête menée depuis quelques années sur les lieux d’habitations de Durkheim pendant ce qu’il est convenu d’appeler sa « période bordelaise » (1887–1902), à propos de laquelle on ne sait pas grand-chose et qui concerne pourtant la moitié la plus productive de sa carrière. De rebondissements en rebondissements, cette investigation m’a amené à faire des découvertes inattendues sur des aspects inédits de sa vie privée et à remettre en cause les maigres connaissances que nous avons à ce sujet. Certains y verront des détails ou des ajustements biographiques sans conséquence, d’autres des éléments importants pour connaître le personnage toujours mystérieux qui se dissimule derrière notre « classique favori »…

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Nicolas Sembel and Matthieu Béra

Explication Entries are listed by university year in the chronological order of Durkheim’s loans, and are set out as follows: entry number; author’s surname; text’s main title; year of publication; volume number (t. = volume, np = not given); date of loan – date of return; length of loan (j. = days); type of text (lv. = book, rv. = review, th. = thesis); library catalogue number.

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Durkheim en réunion (1ère partie)

Ses interventions à l'Assemblée des professeurs de la Faculté de Lettres de Bordeaux (1887–1902)

Matthieu Béra

Je désire comme la Faculté que Durkheim soit définitivement attaché par le titulariat à l'université de Bordeaux. C'est un esprit de haute valeur. Peut-être reste-il trop étranger à toutes les questions qui intéressent l'université universitaires

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Concerning Durkheim's 1899 Lecture ‘On Penal Sanctions’

Introduction, Translation Notes, and Comments

Ronjon Paul Datta and François Pizarro Noël

Physics of Law and Morals, 4th year, 1st Lecture, December 2, 1899, Course outline – Penal sanctions’. Our translation of this lecture appears in this volume. The material contained in it has helped clarify the contents of Durkheim's famous Bordeaux course

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Matthieu Béra

’ai également pu mettre la main sur quelques emprunts à la bibliothèque municipale de Troyes, où il enseigna pour la dernière fois dans le secondaire (1886–1887), juste avant sa prise de fonction à la Faculté de lettres de Bordeaux en novembre 1887 8 . Le