Une hypothèse sur l’arrivée de Durkheim à Bordeaux

les « requêtes durkheimiennes » d’Hamelin (mars–avril 1887)

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  • 1 Université de Bordeaux nicolas.sembel@sfr.fr

Le propos de cette note de recherche est d’éclairer un peu plus l’origine de l’arrivée de Durkheim à Bordeaux lors de sa nomination sur un poste universitaire en 1887. Promulgué par arrêté le 20 juillet 1887, effectif lors de la rentrée suivante d’octobre, ce poste de philosophie est centré sur l’éducation (« science sociale et pédagogie ») et constitue un résumé à lui seul de la complexité administrative de l’enseignement supérieur (Gautherin 2002, Callède 2011). Il sera renouvelé annuellement sept fois, puis « sans limite » à partir de juillet 1894. Durkheim, parti en 1902 à Paris pour suppléer F. Buisson (devenu député) pendant 4 ans, jusqu’en 1906, sera remplacé par Gaston Richard également pendant 4 ans. Leur double titularisation aura lieu cette année-là. En 1930, à la retraite anticipée d’un an de Richard, il est destiné à Théodore Ruyssen, âgé de plus de 60 ans, qui ne l’occupe finalement pas, et est attribué, via le Doyen, par des disciples de Durkheim (Davy, Mauss...) et de Hamelin (Darbon, Daudin...) un peu démunis, à Max Bonnafous. Ce dernier se consacre assez vite à sa carrière politique (commencée dans le socialisme et terminée dans la Collaboration), prenant à nouveau de court les gate-keepers du poste. Passeront également par ce poste de Bordeaux Georges Gurvitch, lui aussi rapidement parti, ou Raymond Aron, encore plus rapidement, après six mois.

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