Les emprunts de Durkheim dans les bibliothèques de l’École normale supérieure et de la Sorbonne / Durkheim’s Loans from the Libraries of the ENS and the Sorbonne, 1902–1917

in Durkheimian Studies
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Résumé

Cet article commence par présenter le cadre de travail de Durkheim à Paris, c’est-à-dire les deux bibliothèques de l’ENS et de la Sorbonne qu’il fréquenta de 1902 à son décès en novembre 1917. Les traces qu’il a laissées dans les registres de prêts concernent un peu moins de 200 emprunts, surtout concentrés de 1902 à 1906 (67%). L’analyse de ce corpus passe par deux étapes : d’abord, en le triant par « disciplines » ou domaines de savoirs, en se fondant sur les cotations locales de ces deux grandes bibliothèques. Ensuite, en mettant ces emprunts en relation avec leurs usages et leurs destinations probables, comme dans notre article de 2014 sur les emprunts de Bordeaux. Pendant les quatre premières années, Durkheim consulta essentiellement des documents pour son grand cours d’histoire et sociologie de l’enseignement secondaire et universitaire (paru en 1938). On trouve ensuite des emprunts peu nombreux sur la religion (cours de 1906/1907), sur le pragmatisme (1913) et l’impérialisme allemand (1914). Ces emprunts donnent à voir un Durkheim avant tout enseignant, alors que ses recherches portaient, comme on le sait, sur les Formes élémentaires de la vie religieuse depuis 1894.

Il faut que nous sentions davantage la richesse infinie du réel, que nous comprenions que nous ne pouvons arriver à le penser que lentement, progressivement, et toujours imparfaitement. Et c’est à quoi doit servir la triple culture qu’implique un enseignement qui se propose la formation intégrale de l’homme par les moyens les plus efficaces : la culture par les langues, la culture scientifique, la culture historique.

—Émile Durkheim, l’EPF

Cette étude s’inscrit dans la continuité des travaux de Giovanni Paoletti, professeur de philosophie à l’École normale de Pise, qui exhuma il y a plus de vingt ans les emprunts du jeune Durkheim, alors étudiant à l’École normale supérieure (ENS) entre 1879 et 18821. G. Paoletti retrouva vingt ans plus tard dix-huit emprunts de Durkheim à la bibliothèque municipale de Sens (1883/1884), alors que celui-ci effectuait ses premiers pas comme enseignant de philosophie au lycée dans cette petite ville de province2.

Depuis 2012, ce corpus initial a été considérablement augmenté. D’abord, plus de 500 références issues de la période bordelaise de Durkheim (1887–1902) ont été mises au jour en mai 2012 par Monsieur Allioux, conservateur en chef des bibliothèques et responsable du fonds de la BUL (Bibliothèque universitaire de lettres) entre 2000 et 2010, qui a signalé à N. Sembel l’existence de ces registres et l’a convaincu de leur intérêt, sachant que nous préparions une exposition sur Durkheim au Musée d’Aquitaine3. Grâce à Stéphane Baciocchi4, nous avons pu présenter ce corpus au colloque sur les bibliothèques des savants organisé par Jean-François Bert en février 2013 au Musée du quai Branly, à Paris. La liste définitive a été établie par N. Sembel, avec ma collaboration5, et a paru fin 2014 dans les Durkheimian Studies6.

Depuis, j’ai retrouvé, à la Bibliothèque de l’ENS, une cinquantaine d’emprunts supplémentaires du « jeune Durkheim », alors doctorant, pendant son année sabbatique (1885/86)7, avant son départ en Allemagne au printemps 1886. J’ai également pu mettre la main sur quelques emprunts à la bibliothèque municipale de Troyes, où il enseigna pour la dernière fois dans le secondaire (1886–1887), juste avant sa prise de fonction à la Faculté de lettres de Bordeaux en novembre 18878. Le corpus couvre donc maintenant les années 1879–1902.

Cet article vise à le compléter encore une fois, en ajoutant la période parisienne qui s’étend sur les quinze dernières années de la vie du savant (1902–1917)9.

Tableau 1

récapitulatif des emprunts de Durkheim dans les différentes bibliothèques de Paris et de province (1878–1917)

Lieu et Période d’emprunts (ordre chronologique)corpussources10Lieu de publication des corpusauteurs
Bibliothèque Sorbonne (1878–79)35Réserve BU SorbonneCet article (annexe)Béra
B de l’ENS (1879–1882)248Réserve B. ENSDurkheimian Studies 1992 et Durkheim et la philosophie, 2012 (annexe 1)Paoletti
BM de Sens (1883)18Archives départementales de l’YonneDurkheim et la philosophie 2012 (annexes 2, p. 423 et suiv.)Paoletti
ENS (1885–1886)31Réserve B. ENSAnnée sociologique, 2017 (annexes)Béra
BM de Troyes (1886/87)17Médiathèque Grand TroyesL’Année sociologique, 2017 (annexes)Béra
BU Bordeaux (1887–1902)505 + 50=555Réserves bibliothèque inter-UniversitaireDurkheimian Studies 2013Sembel et Béra
BM de Bordeaux4Réserves Bibliothèque municipale et Bibliothèque de Droit Béra
Paris Sorbonne (1902–1905) Réserve Sorbonnecet articleBéra
Paris ENS (1902–1917) Réserve ENSCet articleBéra et Baciocchi
Paris 1902–1917187   
1878 à 19171095 Durkheim et la philosophie, 2012 Durkheimian Studies 2013 L’Année Sociologique 2017 Ce numéro 

Ont donc été retrouvées 1095 traces d’emprunts (et demandes d’acquisition) sur près de quarante années (1878–1917), soit 28 par an, 2, 3 par mois.

L’intérêt de ces recherches est toujours le même : en soulevant le voile sur une partie des lectures d’un auteur dans les bibliothèques publiques, on se renseigne sur la gestation de son œuvre, ses sources primaires (souvent non référencées dans les bibliographies), ainsi que sur ses manières de travailler (tempo de la recherche, groupements et « lots » d’ouvrages, etc.). On peut également reconstituer des éléments bibliographiques de ses cours (qui pour Durkheim ont presque tous été perdus) et par ce biais indirect imaginer le contenu de ce que l’on pourrait appeler sa « bibliographie professorale ». Il s’agit de s’instruire sur les emprunts d’un savant qui sont forcément préparatoires à quelque chose11.

Après avoir décrit le cadre de travail de Durkheim (à savoir les deux grandes bibliothèques qu’il a fréquentées à Paris), on passera à l’étude des corpus quant à leur répartition disciplinaire et à leur destination principale : le grand cours sur l’histoire de l’enseignement français, du Moyen Âge à 1900.

Le cadre de travail de Durkheim à Paris : les bibliothèques de l’ENS et de la Sorbonne

La bibliothèque de l’ENS

Durkheim, comme tous les « savants » – le terme incluait alors aussi les « littéraires » – de son époque, était un « archilecteur »12. Eduqué dans la « religion du Livre » par un père rabbin13, bachelier à 16 ans, il partit à Paris pour préparer l’ENS en vue de passer l’agrégation et de devenir universitaire. Cet épisode structurant de sa formation a été très bien reconstitué par Lukes (1968/1973) et Fournier (2007), sans que ni l’un ni l’autre ne songe cependant à mentionner l’importance de « l’activité liseuse », centrale, dans cette éducation foncièrement littéraire14. L’historiographie des sciences sociales n’avait pas encore été influencée par les science studies, non plus par les travaux d’anthropologie du travail intellectuel, sans parler du fait que ce qui est évident reste souvent invisible : l’acte de lecture est trop présent pour être analysé par ceux qui sont eux-mêmes d’insatiables lecteurs15.

Il est à peu près certain que l’immersion totale dans l’univers des livres a atteint son apogée quand Durkheim fit sa scolarité à l’ENS de 1879 à 1882 – si du moins on veut bien s’en remettre à cet indicateur incertain « d’activité lisante »16 que constituent les emprunts inscrits sur un vieux registre. Paoletti a montré que le rythme d’emprunts de Durkheim était alors très élevé : 248 emprunts en trois ans, soit une moyenne de 82 emprunts par an. À Bordeaux, ce rythme chuta à 32 par an, et il fut lui-même variable et décroissant (Béra 2014, Durkheim à Bordeaux)17.

Les normaliens pratiquaient deux types de lecture : « intensive » quand ils étudiaient les auteurs et les ouvrages inscrits au programme de

Figure 1
Figure 1

Salle de lecture de la bibliothèque de l’ENS (Fond patrimonial de l’ENS). Merci à Sandrine Iraci, responsable du fonds patrimonial, de m’avoir communiqué ce précieux cliché.

Citation: Durkheimian Studies 22, 1; 10.3167/ds.2016.220101

l’agrégation ; « extensive » quand ils cherchaient à parcourir des régions entières du savoir, pratiquant un « ratissage » bibliographique plus ou moins systématique. Plus que lire, ils butinaient, consultaient, compulsaient18.

Leur travail était facilité par le fait que la bibliothèque de l’ENS offrait – et offre toujours – à ses usagers un avantage comparatif considérable par rapport aux autres bibliothèques : ils pouvaient piocher à loisir dans les rayonnages, puisque les ouvrages étaient en libre accès. Il n’existe presque pas de « magasins », donc aucun intermédiaire (humains, psychologiques, matériels), aucun frein ni limite à leur appétit d’apprendre, que ceux de leur temps et capacités de travail. En outre, un privilège est accordé aux anciens élèves : ils appartiennent de plein droit et à vie à la communauté des usagers de la bibliothèque19. Ce privilège accordé aux anciens a permis de retrouver les traces de Durkheim dans « le registre des anciens élèves », alors qu’il ne figure pas au registre des enseignants titulaires20.

Dès le 10 octobre 1902, Durkheim se rend à l’ENS pour emprunter quatre ouvrages21. Un mois plus tard, le 3 novembre, il en emprunte quatre autres. Le 15, il emprunte la Revue internationale de l’enseignement. Il ne se rendra à la Sorbonne que le 8 novembre.

Figure 2
Figure 2

Salle de lecture des étudiants à la bibliothèque de l’Université (Boyer, 1913, p. 47)

Citation: Durkheimian Studies 22, 1; 10.3167/ds.2016.220101

Comme le montrent les registres, il se rendra à l’ENS jusqu’à la fin de sa vie, ce lieu étant comme une annexe de son bureau, un prolongement de son appartement personnel22. D’une certaine manière, on peut dire qu’il n’a jamais quitté l’École, s’y rattachant par sa bibliothèque.

La bibliothèque de la Sorbonne

Des registres de prêts de la BU de la Sorbonne ont également été conservés23, mais ils s’interrompent malheureusement très peu de temps après que Durkheim ne soit muté à Paris. Les traces laissées par ses emprunts montrent qu’il connaissait très bien cette BU puisqu’il s’y rendait déjà alors qu’il préparait l’ENS24. Il continua à y aller après avoir intégré l’ENS25.

La bibliothèque de l’Université de Paris (i.e. de la Sorbonne) était la plus importante après la « Nationale ». En 1913, elle comptait 2000 abonnements à des périodiques du monde entier, « un nombre si considérable que la salle des périodiques ouverte en 1896 n’en contenait plus que la moitié en 1913 »26. Le fonds contenait 600 000 volumes et 200 000 brochures, répartis sur deux magasins et cinq étages. La grande salle de 300 places (figure 2)27, accueillait 7000 étudiants par an, qui demandèrent 500 000 documents, « sans compter ceux qui étaient pris sans aucune formalité aux rayons de la grande salle, garnis de 5000 livres usuels ». Le prêt concernait 20 000 volumes (25 fois moins que les consultations)28, dont 12 000 pour les étudiants et 8000 pour les professeurs, dont Durkheim. En outre, celui-ci profita d’une salle de lecture cossue réservée aux enseignants dont on possède un cliché (figure 3)29.

Figure 3
Figure 3

Salle de travail des professeurs à la bibliothèque de l’Université (Boyer, 1913, p. 48)

Citation: Durkheimian Studies 22, 1; 10.3167/ds.2016.220101

Généralités sur le corpus

Après avoir présenté les deux bibliothèques dans lesquelles Durkheim a laissé des traces d’emprunts, il faut se pencher à présent sur le contenu des registres retrouvés et en premier lieu analyser la topographie disciplinaire du corpus. Cette approche par « disciplines » est un premier pas essentiel visant à « dégrossir » ce genre de données30. C’est aussi une manière de ne pas verser dans les études philologiques ou herméneutiques et d’éviter de se perdre dans les recherches souvent incontrôlables sur les « influences » d’auteurs. On fera ensuite des hypothèses quant aux usages possibles de ces emprunts, au regard des cours que Durkheim dispensait, et des publications qu’il réalisa.

Mais auparavant, disons un mot des sources.

Les sources documentaires et les difficultés qui en résultent

Les registres disponibles de ces deux bibliothèques se trouvent dans les « réserves » (collection des documents et ouvrages rares) de ces deux institutions. Leur communicabilité est relativement aisée, même si les registres de l’ENS n’ont pas de cotes. Ceux de la Sorbonne sont référencés, y compris sur le site CALAMES. En ce qui concerne ces derniers, les registres sont de deux types : ils sont tantôt conçus par emprunteur (ordre alphabétique), tantôt par auteur (ordre alphabétique du titre des ouvrages). Nous avons seulement utilisé les premiers, les seconds étant inutiles pour les recherches présentes. Concernant ceux de l’ENS, les registres sont là aussi de deux types. D’un côté, ils ont été ouverts par emprunteurs, c’est-à-dire par étudiants et enseignants (titulaires), également par « Anciens étudiants »31. Il existe également des registres qui égrènent les emprunts « au jour le jour » pour tous les emprunteurs qui passaient au guichet d’enregistrement. Nous avons retrouvé une partie des emprunts de Durkheim dans ces derniers. Nous sommes loin d’avoir utilisé tout le potentiel de ces différents registres qui renseignent par exemple sur les chaînes de lecteurs autour d’un document (Baciocchi, 2013) ou sur les coprésences en bibliothèques32. Dans l’annexe où figure la liste des emprunts, nous avons pris soin de préciser les registres concernés33.

Tableau 2

récapitulatif des registres dépouillés

Intitulé des registresENS – Registre des anciens élèves 1901–1904ENS – Registre des anciens élèves 1904–1908ENS – Registre des anciens élèves 1908–1911ENS – Registre des anciens élèves 1911–1917Sorbonne – Registre de prêt emprunteurs 1900–1904Sorbonne Journal du prêt. décembre 1904 mars 1905
Abréviations dans les annexesENS1ENS2ENS3ENS4Sorb1Sorb2
Nombre de documents concernés356413174513

Les données figurant dans ces registres sont toujours du même type ; nom de l’emprunteur, date des sorties et des retours de l’ouvrage ou de la revue (ou de la thèse), auteur, titre (presque toujours incomplet) et cote. Les cotes ont une grande importance pour retrouver les références complètes quand elles ont été conservées quasiment à l’identique (à l’ENS) ou sous une forme édulcorée (à la Sorbonne). Grâce aux catalogues informatiques également consultables en ligne de ces deux bibliothèques, il est possible de retrouver et compléter les références souvent très abrégées, pour ne pas dire allusives, des documents34. Cependant, toutes les références n’ont pas pu être reconstituées avec certitude ni exactitude, compte tenu de la forme lacunaire des données inscrites au cours des enregistrements de sortie, auxquelles s’ajoutent les très nombreuses disparitions d’ouvrages dans les fonds depuis plus d’un siècle et les changements de cotation35. Une simple mention sur le registre n’est souvent d’aucune aide. Il est parfois impossible de savoir laquelle des nombreuses éditions a été empruntée par Durkheim. De plus, l’accès aux magasins n’est pas possible à la Sorbonne, comme il put l’être à la BU de Bordeaux et à l’ENS où presque tous les ouvrages sont en libre accès. Ajoutons que de nombreuses références ne sont plus signalées aux catalogues, ayant sans doute disparu des rayonnages depuis cette époque. Il a donc fallu se contenter des indications figurant dans les registres, sans déterminer avec certitude l’édition empruntée. Seuls des spécialistes d’un auteur ou de la période pourraient savoir quelle édition était alors disponible à la Sorbonne, correspondant à tel ou tel volume des œuvres complètes d’un Platon, Rousseau, Erasme, Pestalozzi, Herbart et

Figure 4
Figure 4

Extrait du registre du journal de prêt de la Sorbonne du 9 décembre 1904 (Sorb2) « Rousseau, œuvres, t 22 ».

Citation: Durkheimian Studies 22, 1; 10.3167/ds.2016.220101

Rabelais. L’exemple ci-dessous donnera une idée des difficultés auxquelles on a été parfois confronté quand aucune mention de l’éditeur n’est donnée pour les œuvres complètes de grands auteurs. Pour ce cas typique, la cote L.FΠ 7n ne nous est d’aucun secours : aucun Rousseau n’est référencé sous cette cote sur le catalogue. Quant aux Œuvres complètes parues à cette époque, il n’en n’existe visiblement plus aucune dans le fonds.

D’une manière générale, nous avons essayé, autant que faire ce pouvait, de compléter les données inscrites aux registres. Ainsi, nous avons informé les éditeurs, lieux de publications et dates, alors qu’elles ne sont qu’exceptionnellement données. Idem pour le prénom des auteurs, qui est une donnée parfois essentielle pour retrouver l’ouvrage emprunté.

Bilan quantitatif

D’après les registres, Durkheim s’est beaucoup investi dans la lecture pendant les quatre premières années, jusqu’à 1906 environ. En quatre ans, il a réalisé près des trois quarts des emprunts de la période. À partir de 1906, alors que les services de la Sorbonne cessent d’enregistrer les prêts, les emprunts deviennent résiduels à l’ENS – on pourrait presque dire anecdotiques. On peut néanmoins en tirer quelques enseignements.

Au total, 187 documents empruntés en quinze ans36, c’est bien moins que les 555 de la période bordelaise qui dure exactement le même nombre d’année, qui étaient eux-mêmes bien moins nombreux que ceux de la période de formation à l’ENS concentrée sur trois ans. Cependant, il s’agit là de deux choses ; à la fois un indicateur indirect de l’activité de lecture37 et, surtout, un indicateur de l’activité d’emprunts. Un jeune étudiant au contact d’une immense bibliothèque à sa disposition est plus susceptible d’emprunter des ouvrages qu’un enseignant chercheur en début de carrière (de 29 à 44 ans), qui l’est lui-même davantage qu’un enseignant en fin de carrière (de 44 à 59 ans).

Répartition des emprunts par « domaines de savoirs »

La méthode objective des cotations locales

La recherche des « domaines de savoir » explorés par Durkheim peut s’effectuer de plusieurs façons : en lisant les titres d’ouvrages, en identifiant les auteurs (leur formation, leur orientation disciplinaire)38. Il est possible de procéder autrement, en se référant aux « cotes locales », c’est-à-dire en partant de l’organisation des savoirs telle qu’elle était conçue par les conservateurs et les bibliothécaires à l’époque où Durkheim fréquentait ces institutions. Nous avons été incités à investiguer de la sorte en lisant les textes de S. Baciocchi sur les emprunts de Robert Hertz (2013). C’est ensuite sur ses conseils que nous avons distribué les emprunts en fonction du système de cotation locale, apparemment ésotérique. Il n’est pas forcément intuitif de savoir qu’il existe une logique de classement des savoirs à prétention universelle derrière des cotes S.G.i.p.279 ; L.H.cr.234 ; S.Phi.h.57 ; L.F.r.13a, etc. Pourtant, ces « codes » en ont une.

Nos investigations auprès des professionnels en exercice dans ces deux grandes bibliothèques parisiennes, Isabelle Diry-Löns de la réserve de la Sorbonne, et Pascale Arauz-Aubrun de l’ENS, nous ont appris que le système de cotation de la Sorbonne créé par Philippe Le Bas autour de 1830 (Lefrançois 1982 ; Petitmengin 1998) avait été appliqué à l’ENS39. Par conséquent, on retrouve les mêmes façons de cartographier les domaines ou « régions du savoir » ici et là.

Autre élément particulièrement intéressant, ces cotes sont toujours en vigueur à l’ENS, puisqu’elles continuent de structurer la topographie des lieux et l’organisation des collections qui sont, comme on l’a rappelé plus haut, en accès direct. Les étudiants continuent donc à évoluer à l’intérieur des mêmes « catégories mentales » que Durkheim, il y a plus d’un siècle. Inutile de dire que cette continuité dans l’ordonnancement des savoirs est précieuse pour le chercheur qui travaille sur ces corpus. La bibliothèque de la Sorbonne, quant à elle, continue d’indiquer au prix de nombreuses transformations les cotations originelles dans son catalogue en ligne (Sorbonne Bis), tout en ayant réparti les salles d’accès selon des logiques différentes qui nous dépassent40.

Dans notre commentaire, nous avons privilégié le synchronique (les grands domaines de savoirs) sur le diachronique dans la mesure où, comme nous l’avons dit, les emprunts de Durkheim se concentrent sur quatre ans. Il aurait été peu pertinent de travailler sur la chronologie, compte tenu de ce fait élémentaire41.

Quatre grands domaines de savoirs: Littérature, Histoire, Philosophie et Éducation

Les emprunts de Durkheim se répartissent en quatre domaines ou « régions » de savoir, que l’on ne peut pas assimiler à des disciplines universitaires au sens strict, ni à des départements de faculté. Nous sommes ici dans les catégories de la bibliothéconomie, qui ont une autonomie et obéissent à leurs propres logiques. L’histoire, la littérature, la philosophie et la pédagogie sont les quatre régions du savoir où Durkheim est allé puiser42. La surprise est peut-être plus importante pour ce qui concerne la littérature, mais on va comprendre pourquoi.

Tableau 3

Répartition des emprunts par domaines de savoir (par cote)*

domainesHLSP (Philosophie)SG (sciences gouvernementales)AutresTotal
* Voir plus loin pour le détail des cotes et la signification des lettres.
nombre3649503410179
répartition (%)2027.528195.5100
dont auteurs17192618787
répartition (%)19.5223020.58100
dont revues6031212

Voir plus loin pour le détail des cotes et la signification des lettres.

Emprunts en « H » (Histoire)

Au nombre de 36 environ, les documents empruntés sous la cote H représentent grosso-modo un petit quart du corpus. Ils renvoient à des historiens français classiques (Jules Michelet, Augustin Thierry), mais sont loin de s’y cantonner. La cote H est très large, surtout autour de 1900. Loin d’être une discipline qu’il cherche à concurrencer, ou à absorber, Durkheim l’affectionne tout particulièrement pour les faits et les données qu’elle livre, mais aussi pour la méthode qu’elle offre. Le retour sur l’histoire est au cœur de sa méthode génétique. Pour s’en tenir à quelques citations tirées de son introduction et de la conclusion à L’Évolution Pédagogique en France, voici ce qu’il en pense :

Je crois que c’est seulement en étudiant avec soin le passé que nous pourrons arriver à anticiper l’avenir et à comprendre le présent et que, par suite, l’histoire de l’enseignement est la meilleure des écoles pédagogiques (chapitre 1, p. 17).

C’est l’homme d’hier qui est prédominant en nous, puisque le présent n’est que bien peu de chose comparé à ce long passé au cours duquel nous nous sommes formés et d’où nous résultons. Seulement, cet homme du passé, nous ne le sentons pas, parce qu’il est invétéré en nous ; il forme la partie inconsciente de nous-mêmes (p. 19).

En définitive, l’histoire, qu’est-ce autre chose qu’une analyse du présent, puisque c’est dans le passé que l’on trouve les éléments dont est formé le présent ? (p. 21).

C’est une grosse erreur de croire que pour connaître l’homme il suffit de le regarder sous les formes les plus modernes et les plus achevées. Nous ne pouvons le connaître qu’en l’analysant ; nous ne pouvons l’analyser que par l’histoire »

(chapitre 13, p. 385).
Tableau 4

Subdivisions des documents classés en H

 H.AR (archéologie, mythologie)H.F (histoire de France)H.M (histoire médiévale, moderne, contemporaine)H.U (histoire universelle)
 dont H.AR.m (mythologie/Histoire des religions non chrétiennesdont H.F.o (origines) et H.F.udont H.m.g (pays germaniques) H.m.gé (ouvrages généraux) H.m.i (Italie)dont H.u.h (collection historique et historiographie)
auteursBouché-Leclerq ; Gruneisen ; Creuzer ; Schwartz ; BurnoufThierry ; Mounier ; ThionvilleTreitschke ; BurckhardtHerz
revueRevue d’histoire des religionsTravaux et mémoires de l’institutEtudes germaniques ; The Cambridge modern UniversityMan ; Revue des questions historiques

À l’intérieur de la catégorie H, il existe de nombreuses sous-cotes auxquelles il va puiser, dont l’une, attendue, recueille tout particulièrement son attention à partir de juillet 1906 : H.AR.m : « Mythologie/Histoire des religions non chrétiennes ». Faute de mieux, les ouvrages d’anthropologie religieuse (des religions « primitives ») étaient classés sous cette rubrique, ainsi que résiduellement en H.u.h (la revue Man, l’ouvrage de Herz sur la mort, etc.). Ainsi, sous ces deux « classes », on retrouve six auteurs et deux revues – c’est évidemment très peu, on va le voir, comparé à ce qu’il a référencé dans Les Formes élémentaires de la vie religieuse.

Emprunts en L (Littérature)

Plus surprenant, est le large attrait pour la littérature qui nous rappelle que Durkheim était de formation littéraire, depuis sa préparation à l’ENS jusqu’à la section Lettres, qui débouche sur l’agrégation de philosophie, en passant par la connaissance des littératures grecque, latine, française, et la maîtrise des langues.

Tableau 5

subdivisions des documents classés en L

 L.E (Littérature étrangère)L.F (Littérature française)L.G (littérature grecque)L.H (Histoire littéraire)L.P (philologie)
 Dont L.E.g (germanique)Dont L.F.r (romancier) L.F.pi (philosophes) L.F.pol (polygraphes)Dont L.G.phi (philosophes) L.G.th (théâtre)Dont L.H.cr (critiques) L.H.m (période moderne) 
AuteursStorm ; Meyer ; Lagarde ; PestalozziRabelais ; Arnstädt ; Stapfer ; Montaigne ; Rousseau ; DiderotMartin ; Platon ; Thurot ; AristophaneGebhart ; Voigt ; Langlois ; GuillandErasme
On voit que la cote L renvoie aussi, par endroits, à la philosophie (a priori rangée dans la sous cote en S, S.Phi) et à l’histoire (via l’histoire littéraire). Les catégories ne sont pas étanches, elles offrent des passerelles, comme dans tous les systèmes de classement.

Certaines sous-cotes sont remarquables et soulignent aussi la difficulté de « classer » des auteurs comme Diderot, Rousseau et Montaigne (L.F.pol), qui sont rubriqués en « polygraphes », car ce sont des esprits universels et encyclopédiques. À noter aussi que les spécialistes d’un auteur (par exemple Paul Stapfer sur Rabelais) sont associés à leur objet d’étude: les bibliothécaires considèrent que les étudiants et professeurs tirent des bénéfices importants en retrouvant sur la même étagère les uns et les autres réunis.

On a peu écrit sur la relation entre Durkheim et la littérature, qu’il opposait lui-même à la sociologie, considérée comme une science, contrairement aux Lettres43. Il n’en demeure pas moins qu’il y puise tout un matériau essentiel et riche, constitué par le corpus des grands auteurs. N’écrit-il pas dans son grand cours plusieurs fois répété :

Dans cet enseignement historique, je comprends l’enseignement des littératures, qui m’en paraît inséparable. Car c’est dans les littératures que vient se fixer le principal des civilisations, tant du moins que la science n’est pas devenue un élément essentiel de la culture générale (EPF, p. 380).

Servons-nous des littératures anciennes, non pour faire connaître à l’enfant cet homme abstrait et général qui est le type idéal du XVIIè siècle, mais l’homme tel qu’il est avec sa variabilité presque infinie (p. 381).

C’est bien dans cette optique que Durkheim a emprunté un quart des documents et un cinquième des auteurs classés en L.
Emprunts en S (Sciences)

C’est sous la vaste rubrique « Sciences » que l’on retrouve la philosophie, traditionnellement intitulée « sciences philosophiques »44. Comme on peut s’y attendre de la part d’un philosophe de formation et de profession, un grand nombre d’ouvrages empruntés par Durkheim puisent à cette sous cote S.P (Sorbonne) ou S.Phi (ENS) : 28% des emprunts et 25% des auteurs.

Cette section des sciences philosophiques connaît, on le voit dans le tableau, de nombreuses ramifications, non pas organisées par domaine (morale, logique, métaphysique, psychologie) mais par ère linguistique (français, germanique, anglais…). À noter une petite incongruité à laquelle nos recherches n’ont pas trouvé de réponse : certains ouvrages sont cotés en SPn, une sous cote qui ne figure pas dans le tableau de Le Bas à la Sorbonne, ni dans celui de l’ENS. Il s’agit d’auteurs proches de la

Tableau 6

subdivision des documents classés en S

 S.Phi (philosophie)S.G (sciences politiques et gouvernementales)S.E (Sciences encyclopédiques)
 Dont S.Phi.g (germanique) S.Phi.h (histoire de la philosophie) S.Phi.a (anglaise) S.Phi.c (collections, généralités) S.Phi.fr (française) S.Phi.n (?) S.Phi.sc (scolastique)Dont S.G.ep (sociologie, économie politique) S.G.ip (instruction, pédagogie)Dont S.E.i (publications de l’institut)
AuteursKant ; Hegel ; Herbart ; Schiller ; Hobbes ; Spencer ; Prantl ; Hauréau ; Höffding ; Ebbinghaus ; Guyau ; Condorcet ; Renouvier ; Ribot ; Bersot ; Picard ; Lami ; Compayré ; Malapert ; Sully ; Mezes ; Waddington ; Jourdain ; Bacon ; Rémusat ; Thomas d’AquinSchmid ; Marx ; Treitschke ; Weil ; Paulsen ; Fleury ; Stoy ; Compayré ; Denifle ; Baumeister ; Rashdall ; Jourdain ; Rollin ; Rein ; Clark ; Mullinger ; Thurot ; Villanyi 
revuesCritique philosophique Revue philosophique Vierteljahrsschrift für wissenschaftliche Philosophie und soziologieRevue internationale de l’enseignementRevue des deux mondes Académie des inscriptions et belles lettres
psychologie et de la morale : Malapert sur les éléments du caractère, Sully sur l’enfance, Compayré sur l’évolution intellectuelle et morale de l’enfant, également certains ouvrages de Kant (son Anthropologie et ses écrits sur la vertu et la pédagogie) et celui de Spencer sur la morale.

Sous la cote « Sciences », on a également les S.G (« Sciences gouvernementales »), une catégorie toujours en vigueur à l’ENS à laquelle sont associées l’économie politique et la sociologie (S.G.ep), ainsi que tout ce qui relève de « l’instruction publique » (S.G.ip). C’est sous cette cote que Durkheim va aussi beaucoup emprunter.

Le cours qu’il a dispensé dès 1902, loin d’être accessoire, est devenu central dans son orientation intellectuelle, l’amenant sans doute à ajourner son travail sur les religions primitives qu’il ne reprendra qu’en 1906 sous une forme différente45 en recommençant un cours public. Près d’un cinquième de ses emprunts vont relever de cette catégorie, à part égale avec la littérature, l’histoire et la philosophie. On va cependant comprendre que, loin de se poser à côté des trois autres domaines, elle va les mettre au travail et les « absorber ».

Pour en savoir davantage, il faut avancer notre enquête du côté de ce grand cours sur « l’évolution pédagogique en France », qui a attiré à lui la plupart des ressources bibliographiques repérées par les emprunts et mobilisé une grande partie des forces intellectuelles de Durkheim pendant quatre ans.

Usages et destinations des emprunts

Aucune foi nouvelle n’est encore venue remplacer celle qui disparaît. La mission d’un enseignement pédagogique est précisément d’aider à l’élaboration de cette foi nouvelle, et par suite, d’une vie nouvelle. Car une foi pédagogique, c’est l’âme même d’un corps enseignant.

—Émile Durkheim, L’EPF46
Presque tout pour la chaire de science de l’éducation

Comme nous l’avions fait à partir du corpus des emprunts bordelais dans notre article de 2014, nous allons essayer de reconstituer les destinations des emprunts en les mettant en relation avec les cours dispensés (activité d’enseignant)47 et les publications (activité de recherche)48. Quand on étudie les emprunts parisiens, on réalise à quel point Durkheim concentra ses investigations bibliographiques sur son cours d’histoire (et de sociologie) de l’éducation. Il a joué à fond la carte de la « chaire de science de l’éducation », sur laquelle il avait été nommé suppléant. On tient à présent la preuve qu’il ne prit pas cette charge à la légère – ce n’était certes pas dans son caractère. En outre, rien ne lui garantissait une titularisation, jusqu’à ce qu’elle advienne en 1906. La plupart de ses emprunts sont destinés à l’élaboration de ce grand cours sur l’histoire de l’enseignement secondaire et de l’université en France, des origines à 1900. Pourtant, on le sait, il eut bien des réticences à embrasser ce destin : Quitter Bordeaux pour aller enseigner la pédagogie ne me dit rien49.

Comme cela a déjà été très bien raconté par son dernier biographe50, Durkheim s’est décidé in extremis à candidater en juin 1902 à la suppléance de la chaire de science de l’éducation de Ferdinand Buisson qui venait d’être élu député. Celui-ci le sollicita en personne – ce qui était flatteur, étant donné sa renommée51– lui offrant certaines garanties quant à la possibilité de pouvoir faire (aussi) de la sociologie (de l’éducation). S’il ne se résolut pas immédiatement à quitter Bordeaux, c’est qu’il ne se sentait pas assez légitime pour enseigner cette discipline. Certes, il avait à son actif quinze années quasiment ininterrompues d’enseignement de la pédagogie52 : il y avait été nommé en tant que chargé de cours pour enseigner cette « discipline »53, et pas seulement pour inaugurer un enseignement de science sociale comme on le dit un peu vite aujourd’hui. Il n’arrivait donc pas à la suppléance de la chaire de science de l’éducation les mains vides, loin s’en faut54. S’il ne se sentait pas « légitime », c’était pour trois raisons. Les rappeler vivement donnera une explication aux orientations de ses emprunts.

D’abord, il avait la conviction que la science de l’éducation n’en était pas une. Il y voyait plutôt un « art ». Une partie de son enseignement, du moins sous la forme qui nous a été transmise (L’Éducation morale), montre effectivement tout ce qu’il y avait de pratique et de prescriptif dans ces leçons, qui relèvent bien plus de l’art d’enseigner que de la science. Il n’y applique nullement le précepte des Règles de la méthode, à savoir expliquer les choses comme elles sont et non telles qu’on voudrait qu’elles soient. En la matière, le cours d’éducation morale n’avait pas grand-chose à voir avec l’esprit sociologique qu’il voulait propager.

Ensuite, lié à ce premier point, il éprouvait des réticences concernant le public de ces conférences qui n’était pas le plus prestigieux: les étudiants qui assistaient à ses conférences étaient composés en majeure partie d’instituteurs, hommes et femmes qui n’avaient pas la Licence. Ces éléments expliquent que ce cours ne l’enthousiasmait pas au plus haut point. On en a une preuve, s’il en fallait, quand on apprend au détour d’un commentaire de l’Assemblée des professeurs de Bordeaux55 qu’il s’en était déchargé en 1893 suite à un « arrangement personnel » avec le jeune chargé de cours et encore doctorant Georges Rodier. À peine ce dernier avait-il été nommé en remplacement d’Espinas monté sur Paris, que Durkheim lui avait transmis sa conférence de pédagogie. Rodier la conserva pendant trois ans, jusqu’à ce qu’il la restitue à son propriétaire en 1896 quand Durkheim fut titularisé, récupérant par là officiellement la conférence de pédagogie comme cela lui fut stipulé explicitement par le Ministère56.

Enfin, troisième aspect, Durkheim n’était pas un chercheur dans ce domaine : il n’avait rien publié et ne publia presque rien de son vivant sur le sujet, à part sa leçon inaugurale de la Sorbonne et quelques articles dans la seconde édition du Dictionnaire de pédagogie de Buisson. Il ne pratiqua jamais d’enquête ni n’engagea de travaux expérimentaux57. Son savoir était donc de seconde main, tiré de « digests » (on pense à l’ouvrage de Marion, Leçons de morale) ou d’auteurs classiques qu’il avait étudiés. La plupart du temps, il se « contentait » de connaître et restituer les doctrines des anciens sur l’éducation, de l’Antiquité jusqu’à son époque, en s’aidant des ouvrages de spécialistes (historiens des idées et philosophes) comme Gabriel Compayré ; au moins connaissait-il très bien les spécialistes du domaine, qu’ils fussent historiens, didacticiens, philosophes ou psychologues de l’éducation, Français et étrangers. Il pouvait enseigner les doctrines sur l’éducation de Kant, de Rousseau, de leurs disciples Pestalozzi, Herbart, etc.

Ce qu’il put faire, tout au plus, et cela ne se trouvait dans aucun ouvrage, c’était de proposer une analyse socio-logique des évolutions de l’enseignement français. Comme il le dit dans sa leçon inaugurale de 190258, il se décida à accepter cette suppléance pour tenter une analyse sociologique de l’éducation – qui préfigure un peu la « sociologie de l’éducation » telle qu’elle se développera en France dans les années 196059 :

Aussi aurais-je lieu de me sentir singulièrement effrayé devant les difficultés de ma tâche, si je ne me rassurais un peu à la pensée que des problèmes aussi complexes peuvent être utilement étudiés par des esprits divers et des points de vue différents. Sociologue, c’est surtout en sociologue que je vous parlerai d’éducation.60

C’est en ces termes qu’il « négocia » – y compris avec lui-même – sa candidature à Paris.

Compte tenu de ce contexte, l’analyse des emprunts de Durkheim n’étonne plus et s’explique bien. Pour alimenter sa socio-histoire de l’enseignement français, il puisa à différentes sources disciplinaires selon sa méthode habituelle : histoire, littérature, philosophie, psychologie (de l’enfance), etc. Si l’on redistribue les emprunts d’histoire, de littérature et de philosophie en fonction de leurs usages, à savoir la préparation du cours sur l’évolution pédagogique, les proportions basculent presqu’entièrement de ce côté. En effet, il n’y a pas de doctrine pédagogique sans perspective philosophique (que l’on songe aux écrits de Kant) ou littéraire ; pas de science de l’éducation sans histoire, puisque les doctrines ne tombent pas de nulle part, et les institutions s’inscrivent dans un contexte à décrire ; enfin, les ouvrages de psychologie consultés par Durkheim concernent l’éducation des enfants, matière première à « modeler ». Par conséquent, les emprunts visant à abonder les cours de science de l’éducation passent largement la barre de 20%, si l’on s’en tenait à la sous cote S.G.ip, pour atteindre la quasi totalité des emprunts jusqu’en 1906. La rupture interviendra quand Durkheim se mettra à emprunter pour la religion.

Dans ce tableau, on mesure l’importance de la source « littéraire ». Les grands auteurs français comme Rabelais, Rousseau, Diderot et Montaigne étaient aussi des penseurs de l’éducation, auxquels Durkheim n’a pas manqué de se référer pour caractériser les époques et leurs positions à propos des grands sujets (Cf. Paoletti, 2012 ; chapitre 3).

Durkheim s’est documenté aussi solidement qu’il a pu : à la plupart de ses leçons étaient jointes des bibliographies qui témoignent de vastes lectures, et que nous n’avons pas reproduites simplement parce qu’elles n’étaient, bien entendu, plus à jour.61

Compte-tenu de ce fait, les références associées à ce cours ne sont donc pas exhaustives et il est difficile dans ces conditions de pousser plus loin la comparaison entre elles et les emprunts62. Symétriquement, des références ne figurent pas dans les emprunts, ce qui signifie qu’il ne suffit pas de

Tableau 7

ouvrages empruntés et auteurs référencés dans L’Evolution pédagogique (en gras) par domaines de savoir*

cotesAuteurs empruntés
* On a ajouté ici les cotes en T, inscrites sous la rubrique divers dans le tableau 1 de cet article, qui renvoient aux auteurs de Théologie, catégorie très importante dans la classification universelle de Philippe Le Bas. Elle comporte de nombreuses sous-cotes (TE, TL, TC, TT, TP, TH, TD).
HBouché-Leclerq ; Gruneisen ; Creuzer ; Schwartz ; Burnouf ; Herz ; Thierry ; Mounier ; Thionville ; Treitschke ; Burckhardt
LStorm ; Meyer ; Lagarde ; Pestalozzi ; Rabelais ; Arnstädt ; Stapfer ; Montaigne ; Rousseau ; Diderot ; Martin ; Platon ; Thurot ; Aristophane ; Gebhart ; Voigt ; Langlois ; Guilland ; Erasme
TMaur ; Saint-Augustin ; Boèce ; Hugues de Saint-Victor ; Cassiodore
S.P (Sorbonne) et S.Phi (ENS)Kant ; Hegel ; Herbart ; Schiller ; Hobbes ; Spencer ; Prantl ; Hauréau ; Höffding ; Ebbinghaus ; Guyau ; Condorcet ; Renouvier ; Ribot ; Bersot ; Picard ; Lami ; Compayré ; Malapert ; Sully ; Mezes ; Waddington ; Jourdain ; Bacon ; Rémusat ; Thomas d’Aquin
S.GSchmid ; Marx ; Treitschke ; Weil ; Paulsen ; Fleury ; Stoy ; Compayré ; Denifle ; Baumeister ; Rashdall ; Jourdain ; Rollin ; Rein ; Clark ; Mullinger ; Thurot ; Villanyi ; Rochemonteix

On a ajouté ici les cotes en T, inscrites sous la rubrique divers dans le tableau 1 de cet article, qui renvoient aux auteurs de Théologie, catégorie très importante dans la classification universelle de Philippe Le Bas. Elle comporte de nombreuses sous-cotes (TE, TL, TC, TT, TP, TH, TD).

connaître les emprunts de Durkheim pour déterminer les modalités de son approvisionnement en sources bibliographiques63.

Changement de cap : les lectures sur la religion

Il apparaît que Durkheim cesse brutalement d’emprunter sur les questions pédagogiques à partir de juillet 1906. L’investissement aura donc été intensif, mais limité dans le temps. Il n’y reviendra plus, du moins pas sous la forme d’emprunts visibles64. Il sollicite soudain la bibliothèque de l’ENS sur les « questions religieuses », comparativement de manière assez peu intense.

C’est évidemment le cours sur la religion de 1906/1907 qui déclencha cette nouvelle orientation, un thème qu’il n’avait pas abordé depuis le second cours de Bordeaux en 1900/1901, qui était lui-même la reprise de celui de 1894/189565. La vingtaine d’emprunts identifiés sont aussi liés à la rédaction des Formes qu’il entame à cette époque (Watts Miller 2012).

L’étonnement demeure, cependant, quant au faible usage apparent qu’il fait de la bibliothèque de l’ENS, du moins sous la forme d’emprunts visibles. Comment expliquer cela ? Il s’avère que l’analyse de la bibliographie des Formes, rendue possible par le travail éditorial de Myron Achimastos (Durkheim, 2015), indique qu’il se contentait souvent d’une bibliographie contemporaine sur l’Australie66. Cela peut expliquer qu’il

Tableau 8

principaux périodiques référencés dans les Formes (en gras ceux qui sont dans les emprunts)

LangueAnglaisAllemandFrançaisItalienTotal
Nombre total de périodiques référencés dans les Formes16 (62%)73126
ExemplesThe Journal of the anthropological institute of Great Britain and Ireland (n=9) ; The Fortnightly revew (n=4) ; Folklore (n=4) ; The American Anthropologist (n=4) ; Man (n=7)Globus (n=2) ; Anthropos (n=1) ; Zeitschrift für deutsche philologie (n=1) ; Archiv für religionwissenchaft (n=1) ; Zeitschrift für ethnologie (n=1) ; Archiv für VolkerpsychologyJournal Asiatique ; Bulletin de correspondance hellénique ; [revue d’histoire des religions]Rivista italiana de sociologia 
n’alla pas emprunter des ouvrages du fonds en rapport aux « classiques » du domaine67. En outre, l’analyse de la bibliographie des Formes met en évidence la part considérable occupée par les périodiques. On a pu estimer que 42% des références proviennent de revues68.

La question est donc la suivante : où a-t-il lu les articles référencés dans les Formes étant donné que ses emprunts signalent très peu de revues en rapport avec la religion ? À part la revue Man, il emprunta rarement des périodiques69. À l’inverse, il ne référença pas dans sa bibliographie des Formes la Revue d’histoire des religions de Réville qu’il sortit pourtant en janvier 190770. Il existe une solution qu’il ne faut pas perdre de vue: il travaillait certainement en bibliothèque en consultant les documents sur place, en prenant directement des notes71. Peut-être se rendait-il régulièrement à la bibliothèque nationale (Cf. annexe 1).

Emprunts « résiduels »

Chronologiquement, on retrouve des emprunts qui ont un rapport direct avec ses dernières publications et ses derniers cours, mais à l’état de traces.

Son cours sur le pragmatisme l’amène à emprunter un seul ouvrage, celui de Schiller, Formal Logic. A Scientific and Social Problem72. On peut imaginer qu’il possédait les autres, qu’il mobilisa abondamment (tels W. James, Dewey, etc.), étant donné que ce cours se distinguait par son caractère éminemment philosophique – ce qui n’est pas le moindre des paradoxes puisqu’il fut le premier dispensé sous la bannière « sociologie »73.

De même, on découvre quelques emprunts mobilisés dans ses publications sur l’Allemagne, au moment où il écrivit des textes patriotiques visant à démontrer la responsabilité des dirigeants allemands dans le déclenchement de la guerre : L’Allemagne au-dessus de tout (1915) ; Qui a voulu la guerre ? (1915)74. Dans le premier, d’une cinquantaine de pages, qui paraît alors que son fils est au front, il prend comme point de départ des écrits de Treitschke, considérés par lui comme paradigmatiques de la pensée impérialiste et idéaliste allemande – un idéalisme qu’il qualifie de « pathologique » et « morbide ». Il emprunte deux ouvrages de cet auteur, l’un (en deux volumes) le 20 mars 1915, l’autre le 16 juillet75. Il emprunte aussi le livre de Guilland L’Allemagne nouvelle et ses historiens. On ne voit pas de trace, en revanche, de celui de Lagarde, Deutscher Glaube, dans les références de l’ouvrage dont on peut imaginer, pourtant, qu’il put l’aider à rédiger son texte. Il est pour le moins intéressant de noter que Durkheim emprunta dans un même élan (et dans une même logique) Marx et Hegel, qu’il ne référenciera pas non plus, soit parce qu’il les estimait représentatifs de la pensée allemande (on pense à Hegel), soit parce qu’ils lui donnaient des clés pour critiquer la philosophie allemande76. La rencontre entre Durkheim et Marx renseigne sur un fait : il ne possédait pas (tous) ses ouvrages. Quant à Hegel (tome 8), il est utile de se souvenir qu’il avait fait la demande, conjointe avec Hamelin et Espinas, de le faire acquérir par la BU de Bordeaux dès son arrivée en décembre 188777. Ce fut la première occurrence de sa signature dans les registres78. Notons aussi qu’il avait lu Hegel à l’ENS alors qu’il était jeune étudiant79.

Le dernier ouvrage emprunté par Durkheim dans une bibliothèque publique porte sur l’éthique. Cette dernière mention de son nom dans le registre de l’ENS est d’autant plus émouvante qu’il fut rendu quelques jours après sa mort, sans doute par son épouse, qui perdit coup sur coup son fils et son mari en 1916 et 1917. Cela confirme bien le fait que Durkheim se consacrait à l’écriture d’un ouvrage sur la morale, un projet qui lui tenait à cœur depuis les origines de ses recherches80 et qu’il savait irréalisable étant donné son état de santé psychique et physique depuis des mois81. Cela ne l’empêcha pas de se rendre une dernière fois à la bibliothèque de l’ENS le 2 octobre 1916 pour emprunter Ethics du philosophe Sidney Mezes, paru en 1901 chez Macmillan82, et l’ouvrage de Picard sur la science moderne contemporaine.

Conclusion

Comparativement aux emprunts de Bordeaux (1887–1902), ainsi qu’à ceux qui précèdent cette période et caractérisent le « jeune Durkheim » normalien et doctorant (1879–1894), les emprunts de la maturité (1902–1917) sont ciblés et leurs destinations « transparentes » : il emprunte pour les cours de socio-histoire de la pédagogie, pour ses recherches sur la religion, pour ses leçons sur le pragmatisme américain, son ouvrage sur l’Allemagne, ou celui qu’il préparait sur la morale. Aux vues de ces relevés d’emprunts, Durkheim s’était « trouvé », au sens où il ne lisait ni n’empruntait plus tout azimut comme dans les périodes précédentes. Il avait cessé de « braconner »83 ou de « tâtonner » – pour reprendre sa propre expression84.

Ses « lectures » – à l’état de traces, telles que révélées par quelques emprunts, rappelons-le – sont bien plus « transparentes »85 qu’elles ne l’étaient à Bordeaux86. Les emprunts sur la pédagogie visent à alimenter les cours très exigeants de la Sorbonne et de l’ENS ; ceux sur la religion l’aident à monter celui de 1906–1907 et participent de la rédaction des Formes qu’il entame à cette époque87. Deux domaines de lecture qui sont au fond bien identifiés ; l’un davantage par obligation (l’enseignement sur l’histoire de l’éducation et de la pédagogie), l’autre par passion (la recherche sur la religion)88. D’un côté, l’enseignant préparait des cours sur l’histoire des doctrines pédagogiques en relisant les classiques (Rousseau, Kant, Pestalozzi, Herbart…), en se référant aux théoriciens et spécialistes contemporains (Compayré). Il travaillait aussi l’histoire de l’institution (en France, au Moyen Âge, en Europe), ce qui nécessitait des lectures nombreuses et intensives qu’il n’avait pas encore faites ou souhaitait approfondir, poussant parfois son investigation jusqu’aux documents sources (le règlement intérieur des jésuites, les écrits des pédagogues du Moyen Âge, etc.) se faisant alors chercheur et historien. Cette période se caractérise par l’absence de création de cours : aucun emprunt n’est signalé dans des domaines différents de ceux que l’on connait déjà. Il n’a pas retravaillé ses cours de Bordeaux sur la « physiologie du droit », la morale ou la famille. On ne trouve rien non plus, a priori, sur les cours de préparation à l’agrégation qui occupaient le tiers de son service à Bordeaux89 et se prolongèrent à Paris, il est vrai dans une moindre mesure90. Il faut donc imaginer qu’il s’en tenait à sa bibliothèque personnelle et à ses fiches de lecture. Il est étonnant de constater que le chercheur en anthropologie des religions, accablé par la direction de L’Année91, empruntait seulement à la marge quelques ouvrages et revues dans ce qui restait son domaine de prédilection.

Annexe I Durkheim dans les autres bibliothèques parisiennes

Bien qu’aidé par Mme Rollet-Bricklin, conservatrice des bibliothèques, je n’ai trouvé aucune trace de passage de Durkheim à la bibliothèque Saint-Geneviève. Cette bibliothèque organisait un service de prêt (ce n’est plus le cas), les registres sont toujours disponibles sur certaines périodes.

La bibliothèque Cujas (de droit) n’a conservé aucun registre sur cette période. Quant à la bibliothèque historique de Paris, elle ne possède apparemment pas d’archives. Je n’ai pas exploré tout le patrimoine des bibliothèques parisiennes. Il reste peut-être quelques découvertes à faire.

Concernant la BNF, je n’ai pu trouver mieux que la preuve matérielle de la demande manuscrite de Durkheim, adressée à l’administrateur, pour solliciter une carte de lecteur. En soi, c’est une information intéressante. Elle ne dit rien sur ce qu’il y consulta, ni à que moment, évidemment.

Figure 5
Figure 5

Demande d’inscription de Durkheim à la BNF (Saint-Quentin, mars 1885). Merci à Aurélien Conraux et Sandrine Maillet, de la BNF

Citation: Durkheimian Studies 22, 1; 10.3167/ds.2016.220101

Annexe II les premières traces de Durkheim à la BU de la Sorbonne (1879–1881)

1878–1879Gaillardin92Histoire de Louis XIVTome 130/01/7908/02/79
PascalProvinciales, éd. DidotTomes 1 et 208/02/7922/02/79
GaillardinHistoire de Louis XIVTome 319/02/7901/03/79
GaillardinHistoire de Louis XIVTome 422/02/7905/03/79
ChaignetLa Science du beau 22/02/7901/03/79
VoltaireŒuvres, ed. FallexTome 101/03/7919/03/79
GaillardinHistoire de Louis XIVTome 501/03/7912/03/79
ChaignetLa Science du beau 05/03/7912/03/79
AubertinL’Esprit public au XVIIIème 12/03/7925/03/79
LeibnizOpera, ed. Erdman 19/03/7905/04/79
LémonteyMinorité de Louis XVTome 125/03/7905/04/79
Leibnized. foucher de Careil 29/03/7905/04/79
BarniSur la critique du jugement 05/04/7930/04/79
DaresteHistoire de FranceTome 505/04/7922/04/79
KantCritique du jugementTome 105/04/7922/04/79
GaillardinHistoire de Louis XIVTome 622/04/7921/05/79
ChaignetLa Science du beau 25/04/7930/04/79
RigaultŒuvresTome 130/04/7907/07/79
KantPrincipes de moraleTome 214/05/7929/05/79
DaresteHistoire de FranceTome 521/05/7907/07/79
JolyL’Homme et l’Animal 29/05/7912/06/79
FouilléePhilosophie de PlatonTome 212/06/7907/07/79
HomèreL’Iliade et l’Odyssée, ed. PierronTome 307/07/7921/12/79
1879–1880Hérodote?Tome 2ncNc
BainLes Sens et l’Intelligence 13/11/7921/12/79
BainL’Esprit et le Corps 13/11/7921/12/79
KantCritique de la raison pure 13/11/7912/01/80
ChaignetLa Science du beau 12/01/8004/02/80
BouillierPhilosophie cartésienneTome 204/02/8012/02/80
PascalLettres, ed. Faugère 04/02/8012/02/80
Varin?Tome 1 et 204/02/8012/02/80
Basnage93Histoire des JuifsTome 5 et 610/05/8025/08/80
BasnageHistoire des JuifsTomes 1, 3, 713/05/8025/08/80
1880/1881SorelLa Bibliothèque française 18/11/8002/12/80
Parnasseréformé 18/11/8002/12/80
 Œuvres 02/12/8019/03/81

Annexe III Liste des emprunts de Durkheim dans les bibliothèques de la Sorbonne et de l’École normale supérieure (Rue d’Ulm), entre 1902 et 1917

Note : nous avons indiqué dans l’ordre l’auteur (Nom, prénom), le titre d’ouvrage (entier et rectifié), [la maison d’édition et le lieu de publication], (l’année de publication), [les dates de sortie et retour de l’imprimé + (les jours de la durée de l’emprunt)], [le registre concerné : (la cote, parfois rétablie en entier)]

1902–1903

  1. Baumeister, [éd.], Handbuch der Erziehungslehre [Die Einrichtung und Verwaltung des höheren Schulwesens in den Kulturländern von Europa u. in Nordamerika] [München: Beck] (1898) [10/10/1902-10/10/1903 (365j.)] [ENS1: (S.G.ip.279)]
  2. Langlois, Charles-Victor, Questions d’histoire et d’enseignement [nouvelle série] [Paris: Hachette] (1902) [10/10/1902-04/11/1902 (25j.)] [ENS1: (L.H.cr.234)]
  3. Rashdall, Hastings, The Universities of Europe in the Middle Ages [Vol. 2. Part II, English universities, student life] [Oxford: Clarendon press] T. 1 (1895) [10/10/1902-10/10/1903 (365j.)] [ENS1: (S.G.ip.281)]
  4. Thurot, Charles, De l’Organisation de l’enseignement dans l’Université de Paris au Moyen Âge [Paris: Dezobry] (1850) [10/10/1902-06/03/1903 (147j.)] [ENS1: (Thèse 263)]
  5. Arnstädt, Friedrich, [François] Rabelais und sein Traité d’éducat[ion mit besonderer Berücksichtigung der pädagogischen Grundsätze Montaigne’s, Locke’s und Rousseau’s] [Leipzig: Barth] (1872) [03/11/1902-13/03/1903 (130j.)] [ENS1: (L.F.r.20)]
  6. Hauréau, Barthémémy, [Histoire de la] philos[ophie] scolastique [1., De Charlemagne à la fin du XIIe siècle] [Paris: Durand] T. 1 (1872) [03/11/1902-17/01/1903 (75j.)] [ENS1: (S.Phi.H.57)]
  7. Rabelais, Œuvres [augmentée de pièces inédites, des Songes drolatiques de Pantagruel] [Paris: Lemerre] T. 1 (1872) [03/11/1902-13/03/1903 (130j.)] [ENS1: (L.F.r. 13 A 8°)]
  8. Villanyi, Heinrich, Das soziale Prinzip der Pädag[ogik] [Cöthen: Druck von P. Schettler’s Erben] (1890) [03/11/1902-15/11/1902 (12j.)] [ENS1: (Brochure 339.33)]
  9. Baldwin, James, Le Développement mental chez l’enfant [et dans la race, traduit de l’anglais par M. Nourry et précédé d’une préface de M. Léon Marillier] [Paris: Alcan] (1897) [08/11/1902-26/11/1902 (18j.)] [Sorb1: (S.Phi.n.41)]
  10. Paulsen, Friedrich, [Geschichte des] Gelehrten Unterrichts [auf den deutschen Schulen und Universitäten: vom Ausgang des Mittelalsters bis zur gegenwart] [Leipzig: Veit ] T. 2 (1885) [08/11/1902-31/07/1903 (265j.)] [Sorb1: (S.G.i.224)]
  11. Schmid, Karl, [Geschichte] der [Erziehung] vom Anfang an bis auf unsere Zeit [Stuttgart: Cotta] T. 2, 1-2 (1884–1902) [08/11/1902-28/07/1903 (262j.)] [Sorb1: (S.Ge.61)]
  12. Revue internationale de l’enseignement [Paris: Colin] T. 2 (1883) [15/11/1902-06/03/1903 (111j.)] [ENS1: (S.G.ip. 212)]
  13. Ebbinghaus, Hermann, [Uber das Gedachtnis: ] Untersuchungen zur experimentellen Psychologie [Leipzig: Duncker & Humblot] (1885) [28/11/1902-13/02/1903 (77j.)] [Sorb1: (S.Phi.c)]
  14. Vierteljahrsschrift für wissenschaftliche Philosophie und soziologie [Leipzig] Vol 26 (1902) [10/01/1903-18/02/1903 (39j.)] [Sorb1: (S.Phi.c.8)]
  15. Rabelais, Œuvres [augmentée de pièces inédites, des Songes drolatiques de Pantagruel] [Paris: éd. Lemerre] T. 2 (1872 ?) [17/01/1903-27/02/1903 (41j.)] [ENS1: (L.F.r.13 A 8°)]
  16. Rabelais, Œuvres [augmentée de pièces inédites, des Songes drolatiques de Pantagruel] [Paris: éd. Lemerre] T. 4 (1877) [17/01/1903-27/02/1903 (41j.)] [ENS1: (L.F.r.13 A 8°)]
  17. Rabelais, Œuvres [augmentée de pièces inédites, des Songes drolatiques de Pantagruel] [Paris: éd. Lemerre] T. 7 ? [17/01/1903-27/02/1903 (41j.)] [ENS1: (L.F.r.13 A 8°)]
  18. Rabelais, Œuvres [augmentée de pièces inédites, des Songes drolatiques de Pantagruel] [Paris: éd. Lemerre] T. 8 ? [17/01/1903-27/02/1903 (41j.)] [ENS1: (L.F.r.13 A 8°)]
  19. Spencer, Herbert, [Les Bases de] la morale évolutionniste [Paris: Alcan] (1889) [07/02/1903-18/02/1903 (11j.)] [Sorb1: (S.P.n.368)]
  20. Stapfer, Paul, Rabelais [Sa personne, son génie, son œuvre] [Paris: Colin] (1889) [07/02/1903-03/04/1903 (55j.)] [Sorb1: (L.F.r.467)]
  21. Gebhart, Emile, Rabelais. [La Renaissance et la Réforme] [Paris: Hachette] (1877) [27/02/1903-11/04/1903 (43j.)] [ENS1: (L.H.cr.43)]
  22. Geiger, Ludwig, Renaissance und Humanismus in Italien und Deutschland [Berlin: Grot ] (1882) [27/02/1903-06/03/1903 (7j.)][ENS1: (H.U.h.26)]
  23. Guyau, Jean-Marie, Esquisse d’une morale [sans obligation ni sanction] [Paris: Alcan] (1885) [13/03/1903-16/03/1903 (3j.)] [ENS1: (S.Phi.fr 286)]
  24. Baldwin, James, Le Développement mental chez l’enfant [et dans la race, traduit de l’anglais par M. Nourry et précédé d’une préface de M. Léon Marillier] [Paris: Alcan] (1897) [14/03/1903-24/03/1903 (10j.)] [Sorb1: (S.Phi.n.41)]
  25. Compayré, Gabriel, L’Évolution intellectuelle et morale de l’enfant [Paris: Hachette] (1893) [14/03/1903-05/06/1903 (83j.)] [Sorb1: (S.P.n.446)]
  26. Kant, Immanuel, Critique de la raison pratique [précédée des Fondements de la métaphysique des mœurs, trad. allemande. par J. Barni] [Paris: Ladrange] (1848) [14/03/1903-31/07/1903 (139j.)] [Sorb1: (S.P.n.596)]
  27. Malapert, Paulin, Les Éléments du caractère [et leurs lois de combinaison] [Paris: Alcan] (1897) [14/03/1903-05/06/1903 (83j.)] [Sorb1: (S.P.n.829)]
  28. Michelet, Jules, Œuvres, Histoire de France [Moyen âge] [Paris: Hachette] T. 2 (1833–1844) [14/03/1903-30/03/1903 (16j.)] [Sorb1: (H.U.h.48)]
  29. Montaigne, Michel, de, Essais [Paris: Didot] T. 1 (1823) [14/03/1903-31/07/1903 (139j.)] [Sorb1: (L.F.pi.61)]
  30. Montaigne, Michel, de, Essais [Paris: Didot] T. 2 (1823) [14/03/1903-31/07/1903 (139j.)] [Sorb1: (L.F.pi.61)]
  31. Montaigne, Michel, de, Essais [Paris: Didot] T. 3 (1823) [14/03/1903-31/07/1903 (139j.)] [Sorb1: (L.F.pi.61)]
  32. Montaigne, Michel, de, Essais [Paris: Didot] T. 4 (1823) [14/03/1903-31/07/1903 (139j.)] [Sorb1: (L.F.pi.61)]
  33. Montaigne, Michel, de, Essais [Paris: Didot] T. 5 (1823) [14/03/1903-31/07/1903 (139j.)] [Sorb1: (L.F.pi.61)]
  34. Revue philosophique [de la France et de l’étranger] [Paris: Baillère] T. 1 (1885) [14/03/1903-30/03/1903 (16j.)] [Sorb1: (S.Phi)]
  35. Sully, James, Études sur l’enfance [Paris: Alcan] (1898) [14/03/1903-31/07/1903 (139j.)] [Sorb1: (S.P.n.848)]
  36. Baumeister, [éd.], Handbuch der Erziehungslehre [Didaktik und Methodik der einzelnen Lehrfächer. Hälfte 2. Rechnen und Mathematische Geographie, Erdkunde, Naturbeschreibung, Chemie, Zeichnen, Gesang, Turnen und Jugendspiele] [München: Beck] T. 2 (1898) [18/04/1903-24/06/1903 (67j.)] [ENS1: (S.G.i.p.279)]
  37. Kant, Immanuel, Sämmtliche Werke, [in chronologischer Reihenfolge; hrsg. von G. Hartenstein, 4. Bd. Schriften, 1783–1788 – Sieben kleine Aufsätze aus den Jahren 1788–1791] [Leipzig: ed. Hartenstein] T. IV (1867) [18/04/1903-16/11/1903 (212j.)] [ENS1: (S.Phi.g.13a)]
  38. Montaigne, Michel, de, Essais [Paris: Didot] T. 5 (1823) [18/04/1903-28/04/1903 (10j.)] [ENS1: (L.F.phi.4 8°)]
  39. Petermann’s [Geographischen] Mitteilungen [article de Merker, «Rechts Verhaltnis»] n°138 ([1892?]) [23/05/1903-10/10/1903 (140j.)] [ENS1: (H.V)]
  40. Kant, Immanuel, Sämmtliche Werke [in chronologischer Reihenfolge / hrsg. von G. Hartenstein, 8. Bd. Schriften, zum Theil auf Kant’s Wunsch und mit seiner Bewilligung, von andern herausgegeben, 1800–1804 – Oeffentliche Erklärungen – Ehrendenken-sprüche auf verstorbene Collegen – Fragmente aus dem Nachlasse – Briefe][Leipzig: Voss] T. 8 (1868) [30/05/1903-28/07/1903 (59j.)] [Sorb1: (S.P.g.160)]
  41. Kant, Immanuel, Anthropologie [in pragmatischer Hinsicht] [Berlin: Heiman] Vol 1 (1869) [30/05/1903-28/07/1903 (59j.)] [Sorb1: (S.P.n.10(14))]
  42. Kant, Immanuel, [Éléments métaphysiques de la] doctrine de la vertu [suivis d’un Traité de pédagogie et de divers opuscules relatifs à la morale] [Paris: Durand] (1855) [30/05/1903-18/07/1903 (49j.)] [Sorb1: (S.P.n.912)]
  43. Michelet, Jules, Œuvres, Histoire de France [Moyen âge] [Paris: Hachette] T. 2 (1833–1844) [30/05/1903-28/07/1903 (59j.)] [Sorb1: (H.U.h.48)]
  44. Montaigne, Michel, de, Essais [Paris: Didot] T. 5 (1823) [30/05/1903-06/06/1903 (7j.)] [Sorb1: (L.F.pi.146)]
  45. Platon [Œuvres] T. I-4 [30/05/1903-18/07/1903 (49j.)] [Sorb1: (L.G.phi.32)]
  46. Platon [Œuvres] T. II-6 [30/05/1903-18/07/1903 (49j.)] [Sorb1: (L.G.phi.32)]
  47. Platon, Œuvres [Dialogues polémiques : Théétète ; Cratyle ; Euthydème ; Le Sophiste ; Parménide ; Ménon ; Philèbe] T. 4 [30/05/1903-18/07/1903 (49j.)] [Sorb1: (L.G.phi.7)]
  48. Platon [Œuvres], T. 1 [30/05/1903-29/07/1903 (60j.)] [Sorb1: (L.G.phi.8)]
  49. Rousseau, Œuvres, T. 8 [30/05/1903-12/06/1903 (13j.)] [Sorb1: (L.F.pi.31)]

1903–1904

  1. Rein, Wilhelm, [Encyklopädisches] Handbuch der Pädagogik [Langensalza: Beyer] (1899) [10/10/1903-09/04/1904 (182j.)] [ENS1: (S.G.ip.95)]
  2. Stoy, Karl, Encyklopädie, [Methodologie und Literatur] der Pädagogik [Leipzig: Engelmann] (1878) [10/10/1903-10/04/1904 (183j.)] [ENS1: (S.G.ip.193)]
  3. Herbart, Johann, Sämtliche Werke [hrsg. von G. Hartenstein] [Leipzig: Voss] T. 8 (1850–1893) [25/10/1903-18/06/1904 (237j.)] [ENS1: (S.Phi.g.1780 (8) 8°)]
  4. Bossuet, Œuvres oratoires [1661–1666] [Lille: Desclée de Brouwer] T. 4 (1872) [10/11/1903-27/01/1904 (78j.)] [Sorb1: (L.F.o.35)]
  5. Ribot, Théodule, La Psychologie allemande [contemporaine] [Paris: Baillère] (1879) [10/11/1903-18/03/1904 (129j.)] [Sorb1: (S.P.h.132)]
  6. Rochemonteix, Camille, de, [Un collège de jésuites aux XVIIe et XVIIIe siècles]. Le collège Henri IV de la Flèche [Le Mans: Leguicheux] (1889) [10/11/1903-29/07/1905 (627j.)] [Sorb1: (S.G.ip.254)]
  7. Travaux et mémoires de l’université de Lille [sur les principales œuvres pédagogiques de Herbart] [Lille] T. 41 (1894–1895) [10/11/1903-13/06/1904 (216j.)] [Sorb1: (H.F.uf.147n)]
  8. Herbart, Johann, Sämtliche Werke [hrsg. von G. Hartenstein] [Leipzig: Voss] T. 5 (1850–1893) [16/11/1903-18/06/1904 (215j.)] [ENS1: (S.Phi.g.1780 (8) 8°)]
  9. Herbart, Johann, Sämtliche Werke [hrsg. von G. Hartenstein] [Leipzig: Voss] T. 6 (1850–1893) [16/11/1903-18/06/1904 (215j.)] [ENS1: (S.Phi.g.1780 (8) 8°)]
  10. Herbart, Johann, Sämtliche Werke [hrsg. von G. Hartenstein] [Leipzig: Voss] T. 9 (1850–1893) [16/11/1903-18/06/1904 (215j.)] [ENS1: (S.Phi.g.1780 (8) 8°)]
  11. Thierry, Augustin, Récits des temps mérovingiens [précédés de considérations sur l’histoire de France] [Paris: Tessiers] T. 2 (1842) [28/11/1903-08/03/1904 (101j.)] [Sorb1: (H.F.o.24)]
  12. Pestalozzi, Johann, Sämtliche Werke [Muller] T. 8 (1870–1872) [24/12/1903-18/07/1905 (572j.)] [Sorb1: (L.F.g.pr.227)]
  13. Pestalozzi, Johann, Sämtliche Werke [Muller] T. 12 (1870–1872) [24/12/1903-18/07/1905 (572j.)] [Sorb1: (L.F.g.pr.227)]
  14. Rousseau, Œuvres, T. 9 [24/12/1903-13/06/1904 (172j.)] [Sorb1: (L.F.pi.171)]
  15. Rousseau, Œuvres, T. 8 [24/12/1903-13/06/1904 (172j.)] [Sorb1: (L.F.pi.171)]
  16. Vierteljahrsschrift für wissenschaftliche Philosophie und soziologie [Leipzig: Reisland] vol.1 (1902) [24/12/1903-08/02/1904 (46j.)] [Sorb1: (S.Phi)]
  17. Vierteljahrsschrift für wissenschaftliche Philosophie und soziologie [Leipzig: Reisland] vol.2 (1902) [24/12/1903-08/02/1904 (46j.)] [Sorb1: (S.Phi)]
  18. Vierteljahrsschrift für wissenschaftliche Philosophie und soziologie [Leipzig: Reisland] vol.3 (1902) [24/12/1903-08/02/1904 (46j.)] [Sorb1: (S.Phi)]
  19. Vierteljahrsschrift für wissenschaftliche Philosophie und soziologie [Leipzig: Reisland] vol.4 (1902) [24/12/1903-08/02/1904 (46j.)] [Sorb1: (S.Phi)]
  20. Vierteljahrsschrift für wissenschaftliche Philosophie und soziologie [Leipzig: Reisland] Vol.1 (1903) [24/12/1903-08/02/1904 (46j.)] [Sorb1: (S.Phi)]
  21. Vierteljahrsschrift für wissenschaftliche Philosophie und soziologie [Leipzig: Reisland] vol.2 (1903) [24/12/1903-08/02/1904 (46j.)] [Sorb1: (S.Phi)]
  22. Vierteljahrsschrift für wissenschaftliche Philosophie und soziologie [Leipzig: Reisland] vol.3 (1903) [24/12/1903-08/02/1904 (46j.)] [Sorb1: (S.Phi)]
  23. Herbart, Johann, Sämtliche Werke [Bd. 11. Commentatio de Realismo Naturali – Erinnerung an die Gottingische Katastrophe im 1837] [Leipzig: Voss] T. 11 (1851) [05/04/1904-18/06/1904 (74j.)] [ENS1: (S.Phi.g.1780 (8) 8°)]
  24. Rein, Wilhelm, [Encyklopädisches] Handbuch der Pädagogik [Langensalza: Beyer] T. IV (1899) [10/05/1904-28/07/1904 (79j.)] [ENS1: (S.G.ip.95)]
  25. Baumeister, [éd.], Handbuch der Erziehungslehre [Didaktik und methodik der einzelnen Lehr-fächer. Hälfte 1. Evangelischer Religions-unterricht, Katholische Religionslehre, Lateinisch, Greich-isch, Französisch, Englisch, Deutsch, Geschichte] [München: Beck] T. 1 (1897) [17/05/1904-28/07/1904 (72j.)] [ENS1: (S.G.i.p.279)]
  26. Fénelon, Œuvres complètes [Paris: Leroux et Jouby] T. VI (1852) [17/05/1904-24/06/1904 (38j.)] [ENS1: (L.F.pol.6a)]
  27. Condorcet, Œuvres [5 : Mélanges de littérature et de philosophie] [Paris: Didot frères] T. 5 (1847) [24/06/1904-01/07/1904 (7j.)] [ENS1: (S.Phi.fr 405.5)]
  28. Condorcet, Œuvres [7 : Economie politique et politique] [Paris: Didot frères] T. 7 (1847) [24/06/1904-01/07/1904 (7j.)] [ENS1: (S.Phi.fr 405.5)]

1904–1905

  1. The Cambridge Modern History [vol 1: « The Renaissance »] [Cambrigde: University Press] T. 1 (1902) [01/10/1904-12/11/1904 (42j.)] [ENS2: (H.M.gé.214)]
  2. Voigt, Georg, [Die Wiederbelebung des classischen] Alterthums [oder das erste Jahrhundert des Humanismus] [Berlin: Reimer] T. 1 (1880) [01/10/1904-22/04/1905 (203j.)] [ENS2: (L.H.cr.152b)]
  3. Voigt, Georg, [Die Wiederbelebung des classischen] Alterthums |oder das erste Jahrhundert des Humanismus] [Berlin: Reimer] T. 1 (1859) [01/10/1904-14/04/1905 (195j.)] [ENS2: (L.H.cr.152b)]
  4. Hauréau, Barthémémy, [Histoire de la] philos[ophie] scolastique [1., De Charlemagne à la fin du XIIe siècle] [Paris: Durand] T. 1 (1872) [15/10/1904-02/12/1904 (48j.)] [ENS2: (S.Phi.H.57)]
  5. Paulsen, Friedrich, Geschichte des gelehrten Unterrichts [auf den deutschen Schulen und Universitäten vom ausgang des mittelalters bis zur gegenwart : Mit besonderer Rücksicht] auf den klassischen Unterricht [Leipzig: Veit] T. 1 (1896) [15/10/1904-06/04/1906 (538j.)] [ENS2: (S.G.ip.227)]
  6. Rashdall, Hastings, The Universities of Europe in the Middle Ages [Vol. 2. Part II, English universities, student life] [Oxford: Clarendon press] T. 2 (2) (1895) [15/10/1904-31/03/1905 (167j.)] [ENS2: (S.G.i.p.281)]
  7. Rashdall, Hastings, University of Europe [Italy, Spain, France, Germany, Scotland, etc.] [Oxford: Clarendon press] T. 2 (1) (1895) [15/10/1904-31/03/1905 (167j.)] [ENS2: (S.G.i.p.281)]
  8. Denifle, Heinrich, Die [Entstehung der] Universitäten des Mittelalters [bis 1400] [Berlin: Weidmann] T. 1 (1885) [25/10/1904-22/04/1905 (179j.)] [ENS2: (S.G.ip.234)]
  9. Hauréau, Barthémémy, [Histoire de la] philos[ophie] scolastique [1., De Charlemagne à la fin du XIIe siècle] [Paris: Durand] T. 2 (1872) [25/10/1904-02/12/1905 (403j.)] [ENS2: (S.Phi.sc.2)]
  10. Prantl, Carl Von, Geschichte der Logik [im Abendlande] [Leipzig: Hirtzel] T. 1 (1855) [25/10/1904-12/11/1904 (18j.)] [ENS2: (S.Phi.h.59)]
  11. Thurot, Charles, Études sur Aristote [politique, dialectique, rhétorique] [Paris: Durand] (1860) [25/10/1904-14/04/1905 (171j.)] [ENS2: (L.G.phi.441)]
  12. Burckhardt, Jacob, La Civilisation en Italie [au temps de la Renais-sance, trad. de M. Schmitt, sur la 2de éd. annotée par L. Geiger, mars 1877] [Paris: Plon] T. 1 (1885) [12/11/1904-14/04/1905 (153j.)] [ENS2: (H.M.i.50)]
  13. Burckhardt, Jacob, La Civilisation en Italie au temps de la Renaissance, par… trad. de M. Schmitt,… sur la 2de éd. annotée par L. Geiger (mars 1877) [Paris: Plon] T. 2 (1885) [12/11/1904-14/04/1905 (153j.)] [ENS2: (H.M.i.50)]
  14. Revue des questions historiques [Paris: Palmé] T. 19 (1876) [12/11/1904-25/01/1905 (74j.)] [ENS2: (H.U)]
  15. Patrologie latine [Augustin d’Hippone] T. 34 (1861) [02/12/1904-09/12/1904 (7j.)] [ENS2: (T.S.c.8.(34) 4°)]
  16. Compayré, Gabriel, Histoire [critique] des doctrines de l’éducation [en France depuis le seizième siècle] [Paris: Hachette] T. 2 (1879) [09/12/1904-06/04/1906 (483j.)] [ENS2: (S.G.ip.203)]
  17. Rousseau, Œuvres, T. 2 [09/12/1904-12/05/1905 (154j.)] [Sorb2: (L.F.pi.31a (127))]
  18. Rousseau, Œuvres, T. 22 [09/12/1904-25/01/1905 (47j.)] [Sorb2: (L.F.pi.7a)]
  19. Rousseau, Œuvres, T. 29 [09/12/1904-13/01/1905 (35j.)] [ENS2: (L.F.pol.30)]
  20. Rousseau, Œuvres, T. 30 [09/12/1904-13/01/1905 (35j.)] [ENS2: (L.F.pol.30)]
  21. Mounier, Jean-Joseph, [De l’influence attribuée aux philosophes, aux francs-maçons et aux] illuminés [, sur la Révolution de France] [Paris: Ponthieu] (1822) [16/12/1904-07/01/1905 (22j.)] [Sorb2: (H.F.u.91(37)]
  22. Patrologie latine [Migne], T. 101 (1854 ?) [16/12/1904-07/01/1905 (22j.)][Sorb2: (T.S.c.8 (101) 4°]
  23. Ozanam, Frédéric, Études germaniques pour servir à l’histoire des Francs [Paris: Lecoffre] T. 2 (1847) [20/12/1904-25/01/1905 (36j.)] [Sorb2: (H.M.g.4)]
  24. Notices et extraits des manuscrits [de la bibliothèque du Roi] [Paris: ] T. XXII (1877) [23/12/1904-08/03/1905 (75j.)] [Sorb2: (E.P.1074)]
  25. Patrologie latine [Raban Maur] T. 107 (1851) [23/12/1904-28/12/1904 (5j.)] [ENS2: (TS.c.8. (107) 4°)]
  26. Rémusat, Charles, de, Abélard [Paris: Ladrange] T. 1 (1845) [23/12/1904-13/01/1905 (21j.)] [ENS2: (S.Phi.sc.4)]
  27. Rémusat, Charles, de, Abélard [Paris: Ladrange] T. 2 (1845) [23/12/1904-13/01/1905 (21j.)] [ENS2: (S.Phi.sc.4)]
  28. Paulsen, Friedrich, Die Deutschen Universitäten [und das Universitätsstudium] [Berlin: Asher] (1902) [24/01/1905-29/03/1905 (64j.)] [Sorb2: (S.Gi. 355)]
  29. Rousseau, Œuvres, T. 8 [24/01/1905-05/05/1905 (101j.)] [Sorb2: (L.F.pi.171)]
  30. Patrologie latine [Boèce], T. 64 [27/01/1905-01/03/1905 (33j.)] [ENS2: (TS.c.8. (64)°)]
  31. Clark, Andrew, The Colleges of Oxford [Their History and Traditions] [London: Methuen and co] (1892) [06/02/1905-27/03/1905 (49j.)] [Sorb2: (S.Gi.37)]
  32. Mullinger, John, [A history of the] University of Cambridge [London: Green and co] (1888) [06/02/1905-27/03/1905 (49j.)] [Sorb2: (S.Gi.85)]
  33. Thomas d’Aquin, Opera, T. 24 [10/02/1905-24/02/1905 (14j.)] [ENS2: (TL.l.56)]
  34. Bacon, Francis, [Fratris Rogeri Bacon ordinis Minorum] Opus majus [ad Clementem IV. Pontificem Maximum. Primum a Samueli Jebb m.d. Londini editum MDCCXXXIII. Nunc] vero diligenter recusum. Accedit prologus Galeatus in reliqua opera ejusdem autoris [Venise:] (1750?) [14/02/1905-10/03/1905 (24j.)] [ENS2: (S.Phi.sc.11)]
  35. Thionville, Eugène, [De la Théorie des lieux communs dans les] Topiques d’Aristote [et des principales modifications qu’elle a subies jusqu’à nos jours] [Durand] (1855) [24/02/1905-17/03/1905 (21j.)] [ENS1: (H.F.u.f.81 (45)2)]
  36. Compayré, Gabriel, Histoire [critique] des doctrines de l’éducation [en France depuis le seizième siècle] [Paris: Hachette] T. 1 (1879) [01/03/1905-28/07/1905 (149j.)] [ENS2: (S.G.ip.203)]
  37. Waddington, Charles, Ramus [Pierre de la Ramée : sa vie, ses écrits et ses opinions] [Ch. Meyrueis] (1855) [01/03/1905-28/07/1905 (149j.)] [ENS1: (S.Phi.fr. 6 A 8?)]
  38. Patrologie latine [Hugues de Saint-Victor] T. 176 (1854) [03/03/1905-10/03/1905 (7j.)] [ENS2: (TS.c.8.(176) 4°)]
  39. Levasseur, Emile, Histoire des classes ouvrières [depuis la conquête de Jules César jusqu’à la révolution] [Paris: Guillaumin] T. 2 [04/03/1905-15/04/1905 (42j.)] [Sorb2: (H.F.u.78)]
  40. Pigeonneau, Henri, Histoire du commerce [de la France] [Paris: Le Cerf] T. 2 (1889) [04/03/1905-18/03/1905 (14j.)] [Sorb2: (H.F.u 31)]
  41. Erasme, Opera omnia [vol 1: writings on philogical and educational questions] T. 1 [17/03/1905-24/03/1905 (7j.)] [Sorb2: (L.P.v.4)]
  42. Anonyme, Ratio atque institutio [studiorum Societatis Jesu. Programme et règlement des études de la Société de Jésus, trad. H. Ferté] [Paris: Hachette] (1892) [25/04/1905-23/05/1905 (28j.)], [ENS2: (S.G.i.p.58)]
  43. Jourdain, Charles, Histoire de l’Université [de Paris au XVIIe et au XVIIIe siècle] [Paris: Hachette] (1862–1866) [25/04/1905-13/06/1905 (49j.)] [ENS2: (S.G.i.p.2a)]
  44. Jourdain, Charles, La Philosophie de Saint Thomas d’Aquin [Paris: Hachette] T. 1 (1858) [25/04/1905-28/07/1905 (94j.)] [ENS2: (S.Phi.sc.8)]
  45. Jourdain, Charles, La Philosophie de Saint Thomas d’Aquin [Paris: Hachette] T. 2 (1858) [25/04/1905-28/07/1905 (94j.)] [ENS2: (S.Phi.sc.8)]
  46. Lami, Bernard, Entretiens sur les sciences [dans lesquels on apprend comme l’on doit étudier les sciences et s’en servir pour se faire l’esprit juste et le cœur droit] [Lyon: Certe] (1724) [25/04/1905-27/06/1905 (63j.)] [ENS2: (S.Phi.fr.34)]
  47. Rollin, Charles, [Oeuvres complètes]. Traité des études [Paris: Firmin Didot] T. 1 (1881) [12/05/1905-27/06/1905 (46j.)] [ENS2: (S.G.ip.79)]
  48. Rollin, Charles, [Oeuvres complètes]. Traité des études [Paris: Firmin Didot] T. 2 (1881) [12/05/1905-27/06/1905 (46j.)] [ENS2: (S.G.ip.79)]
  49. Rollin, Charles, [Oeuvres complètes]. Traité des études [Paris: Firmin Didot] T. 3 (1881) [12/05/1905-27/06/1905 (46j.)] [ENS2: (S.G.ip.79)]
  50. Bersot, Ernest, Études sur le XVIIIème [Paris: Durand] (1855) [19/05/1905-23/05/1905 (4j.)] [ENS2: (S.Phi.fr.202)]
  51. Académie des inscriptions et belles lettres [notices et extraits] [Paris: ] T. 22 (1877?) [13/06/1905-18/10/1905 (127j.)] [ENS2: (S.E.i.10)]

1905–1906

  1. Meyer, Conrad, Novellen [Das Amulet. Der Schuss von der Kanzel] [Leipzig: Haessel] T. 1 (1902) [03/11/1905-30/03/1906 (147j.)] [ENS2: (L.E.g.374)]
  2. Storm, Theodor, Gesammelte Schriften [Braunschweig: Westermann] T. 1 (1891) [03/11/1905-30/03/1906 (147j.)] [ENS2: (L.E.g.342)]
  3. Storm, Theodor, Gesammelte Schriften [Braunschweig: Westermann] T. 2 (1891) [03/11/1905-30/03/1906 (147j.)] [ENS2: (L.E.g.342)]
  4. Storm, Theodor, Gesammelte Schriften [Braunschweig: Westermann] T. 3 (1891) [03/11/1905-30/03/1906 (147j.)] [ENS2: (L.E.g.342)]
  5. Patrologie latine [Cassiodore II] T. 70 (1847) [04/12/1905-12/12/1905 (8j.)] [ENS2: (TS.c.8.(70) 4°)]
  6. Patrologie latine [Raban Maur] T. 107 (1851) [04/12/1905-12/12/1905 (8j.)] [ENS2: (TS.c.8.(107) 4°)]
  7. Denifle, Heinrich, Die [Entstehung der] Universitäten des Mittelalters [bis 1400] [Berlin: Weidmann] T. 1 (1885?) [18/12/1905-22/12/1905 (4j.)] [ENS2: (S.G.ip.234)]
  8. Rein, Wilhelm, [Encyklopädisches] Handbuch der Pädagogik [Langensalza: Beyer] (1899) [12/01/1906-16/01/1906 (4j.)] [ENS2: (S.G.ip.95)]
  9. [Arnault], Antoine, Logique de Port Royal [Paris: Belin] (1877) [24/02/1906-30/03/1906 (34j.)] [ENS2: (S.Phi.fr.209)]
  10. Rollin, Charles, [Œuvres complètes]. Traité des études [Paris: Firmin Didot] T. 1 (1881) [24/02/1906-30/03/1906 (34j.)] [ENS2: (S.G.ip.79)]
  11. Rollin, Charles, [Œuvres complètes]. Traité des études [Paris: Firmin Didot] T. 2 (1881) [24/02/1906-30/03/1906 (34j.)] [ENS2: (S.G.ip.79)]
  12. Rollin, Charles, [Œuvres complètes]. Traité des études [Paris: Firmin Didot] T. 3 (1881) [24/02/1906-30/03/1906 (34j.)] [ENS2: (S.G.ip.79)]
  13. Rollin, Charles, [Œuvres complètes]. Traité des études [Paris: Firmin Didot] T. 4 (1881) [24/02/1906-30/03/1906 (34j.)] [ENS2: (S.G.ip.79)]
  14. Meyer, Conrad, Novellen [Die Hochzeit der Monchs…] [Leipzig: Haessel] T. 2 (1902) [30/03/1906-12/10/1907 (561j.)] [ENS2: (L.E.g.374)]
  15. Gruneisen, Carl, Der Ahnenkultus und die Urreligion Israels [Halle: Max Niemeyer] (1900) [12/06/1906-16/07/1906 (34j.)] [ENS2: (H.AR.m.185)]
  16. Aristophane, [Théâtre d’Aristophane. Trad. Botier] [Paris: Garnier frères] (1889) [08/10/1906-27/07/1907 (292j.)] [ENS2: (L.G.th.147 B (1) 12°)]

1906–1907

  1. Aristophane, Extraits [texte grec publié avec introduction de Louis Bodin, Paul Mazon] [Paris: Hachette] (1902) [08/10/1906-26/07/1907 (291j.)] [ENS2: (L.G.th.152a 12°)]
  2. Aristophane, [Aristophanis] nubes, [cum prolegomenus et commentaris] [ed. Van Leeuwen] (1898) [08/10/1906-27/04/1907 (201j.)] [ENS2: (L.G.th.360b)]
  3. Rohde, Erwin, Psyche, [Seelencult und Unsterblichkeitsglaube der Griechen] [Freiburg im Breisgau: Mohr] [2 volumes] (1898) [08/10/1906-18/03/1907 (161j.)] [ENS2: (S.Phi.h.160)]
  4. Revue de l’histoire des religions [Paris: Leroux] T. 35 (1897) [16/01/1907-27/04/1907 (101j.)] [ENS2: (H.AR.m.90)]
  5. Revue de l’histoire des religions [Paris: Leroux] T. 36 (1897) [16/01/1907-27/04/1907 (101j.)] [ENS2: (H.AR.m.90)]
  6. Revue de l’histoire des religions [Paris: Leroux] T. 37 (1898) [16/01/1907-27/04/1907 (101j.)] [ENS2: (H.AR.m.90)]
  7. Revue de l’histoire des religions [Paris: Leroux] T. 38 (1898) [16/01/1907-27/04/1907 (101j.)] [ENS2: (H.AR.m.90)]
  8. Hobbes, Thomas, [The English] works [2: Philosophical Rudiments Concerning Government and Society ; of Liberty ; of Dominion ; of Religion. ed. by Sir William Molesworth] [London: Bohn] T. 2 (1841) [16/07/1907-26/07/1907 (10j.)] [ENS2: (S.Phi.a.6)]
  9. Fleury, Abbé, [Œuvres contenant :] Traité du choix et de la méthode des études. [Mœurs des Israélites et des chrétiens. Discours sur l’histoire ecclésiastique, Grand catéchisme historique, Histoire du droit français, etc., pour faire suite aux œuvres de Fénelon précédées d’un Essai sur la vie et les ouvrages de l’abbé Fleury] [Paris: A. Desrez] (1837) [26/02/1908-13/05/1908 (77j.)] [ENS2: (S.G.ip.16)]
  10. Creuzer, Georg, Religions de l’antiquité, [considérées principalement dans leurs formes symboliques et mythologiques ; trad. All. Dr Frédéric Creuzer, complété et développé par J. D. Guigniaut] [Paris: Treuttel et Würtz] [3 volumes] (1825–1829) [13/05/1908-23/05/1908 (10j.)] [ENS2: (H.AR.m.16)]
  11. Schwartz, Friedrich, Der Ursprung der Mythologie [dargelegt an griechischer und deutscher Sage] [Berlin: Hertz] (1860) [13/05/1908-20/11/1908 (191j.)] [ENS2: (H.AR.m.46)]
  12. Burnouf, Emile, La Science des religions [Paris: Maisonneuve et Cie] (1872) [23/05/1908-03/07/1909 (406j.)] [ENS2: (H.AR.m.86)]

1908–1909

  1. Herz, Alfred, Tätowirung, [Art und Verbreitung] [Leipzig: Schmidt und Baumann] (1900) [20/11/1908-20/07/1911 (972j.)] [ENS3: (H.U.h.62)]
  2. Man [A Monthly Record of Anthropological Science] [London: Anthropological Institute] T. 2 (1902) [20/11/1908-27/11/1908 (7j.)] [ENS3: (H.U.h.61)]
  3. Man [A Monthly Record of Anthropological Science] [London: Anthropological Institute] T. 4 (1904) [20/11/1908-27/11/1908 (7j.)][ENS3: (H.U.h.61)]
  4. Man [A Monthly Record of Anthropological Science] [London: Anthropological Institute] T. 5 (1905) [20/11/1908-27/11/1908 (7j.)][ENS3: (H.U.h.61)]
  5. Man [A Monthly Record of Anthropological Science] [London: Anthropological Institute] T. 6 (1906) [20/11/1908-27/11/1908 (7j.)][ENS3: (H.U.h.61)]
  6. Man [A Monthly Record of Anthropological Science] [London: Anthropological Institute] T. 7 (1907) [20/11/1908-27/11/1908 (7j.)] [ENS3: (H.U.h.61)]
  7. Critique philosophique [Paris: Baillière] T. 2 (1880) [16/12/1908-01/05/1909 (136j.)] [ENS3: (S.Phi.fr.273)]
  8. Man [A Monthly Record of Anthropological Science] [London: Anthropological Institute] T. 5 (1905) [01/05/1909-09/06/1909 (39j.)] [ENS3: (H.U.h.61)]

1909–1910

  1. Renouvier, Charles, Essais de critique générale [1er essai. Traité de logique générale et de logique formelle] [Paris: Alcan] T. 2 (1875) [13/11/1909-14/12/1910 (396j.)] [ENS3: (S.Phi.fr.193)]
  2. Thurot, Charles, Etudes sur Aristote [politique, dialectique, rhétorique] [Paris: Durand] (1860) [08/01/1910-17/01/1910 (9j.)] [ENS3: (L.G.phi.441)]
  3. Weil, Georges, L’Ecole saint-simonienne [son histoire, son influence jusqu’à nos jours] [Paris: Alcan] (1896) [01/07/1910-04/12/1910 (156j.)] [ENS3: (S.G.ép.67)]

1911–1912

  1. Höffding, Harald, Philosophie de la religion [traduit d’après l’éd. angl par J. Schlegel, avec corrections et notes nouvelles de l’auteur] [Paris: Alcan] (1908) [18/03/1911-12/05/1911 (55j.)] [ENS3: (S.Phi.c.39a)]
  2. Man [A Monthly Record of Anthropological Science] [London: Anthropological Institute] T. 5 (1905) [12/05/1911-03/07/1911 (52j.)] [ENS3: (H.U.h.61)]

1912–1913

  1. Bouché-Leclercq, Auguste, L’Astrologie grecque [Paris: Leroux] (1899) [05/02/1913-10/02/1913 (5j.)] [ENS4: (H.AR.m.202)]
  2. Bouché-Leclercq, Auguste, Histoire de la divination [dans l’antiquité. 1, Introduction. Divination hellénique : méthodes] [Paris: Leroux] T. 1 (1879) [05/02/1913-10/02/1913 (5j.)] [ENS4: (H.AR.m.81)]
  3. Diderot, Denis, Œuvres [T. 3 : Sur l’instruction] [Paris: ed. Assézat] T. 3 (1877) [29/03/1913-21/06/1913 (84j.)] [ENS4: (L.F.pol.60)]
  4. Martin, Thomas, [Les études sur] Le Timée [Paris: Ladrange] [2 volumes] (1841) [29/03/1913-16/07/1913 (109j.)] [ENS4: (L.G.phi.154)]

1913–1914

  1. Schiller, Ferdinand, Formal Logic, [A Scientific and Social Problem] [London: Macmillan] (1912) [28/01/1914-26/11/1917 (1398j.)] [ENS4: (S.Phi.a.195)]

1914–1915

  1. Marx, Karl, Misère de la philosophie [Réponse à la «Philosophie de la misère» de M. Proudhon] [Paris: V. Giard et E. Brière] (1896) [21/12/1914-26/11/1917 (1071j.)] [ENS4: (S.G.ép.121)]
  2. Lagarde, Paul de, Deutscher Glaube, [deutsches Vaterland, deutsche Bildung] [Jena: Diderich] (1914) [22/02/1915-05/06/1915 (103j.)] [ENS4: (L.E.g.379)]
  3. Treitschke, Heinrich, Zehn Jahre deutscher [Kämpfe : Schiften zur Tagespolitik] [Berlin: Reimer] T. 1 (1897) [20/03/1915-17/07/1915 (119j.)] [ENS4: (H.M.g.3888a)]
  4. Treitschke, Heinrich, Zehn Jahre deutscher [Kämpfe : Schiften zur Tagespolitik] [Berlin: Reimer] T. 2 (1897) [20/03/1915-17/07/1915 (119j.)] [ENS4: (H.M.g.3888a)]
  5. Revue des deux mondes [Paris: Revue des deux mondes] (1915) [01/04/1915-20/04/1915 (19j.)] [ENS4: (S.E.i.13)]
  6. Chamberlan, Stewart, Die Grundlagen des neunzehnten Jahrhunderts [München: Bruckmann] T. 2 (1899) [10/05/1915-26/09/1917 (870j.)] [ENS4: (S.Phi.h.195)]
  7. Guilland, Antoine, L’Allemagne nouvelle [et ses historiens : Niebuhr, Ranke, Mommsen, Sybel, Treitschke] [Paris: Alcan] (1899) [10/05/1915-14/12/1917 (949j.)] [ENS4: (L.H.m.165a)]
  8. Hegel, Werke [8., Grundlinien der Philosophie des Rechts oder Naturrecht und Staatswissenschaft im Grundrisse] [Berlin: Duncker und Humblot] T. 8 (1854) [03/06/1915-26/11/1917 (907j.)] [ENS4: (S.Phi.g.40)]
  9. Treitschke, Heinrich, Politik [Vorlesungen gehalten an der Universität zu Berlin. Hrsg. von Max Cornicelius] [Leipzig: S. Hirzel] T. 1 (1897) [16/07/1915-18/02/1918 (948j.)] [ENS4: (S.G.ép.300)]
  10. Treitschke, Heinrich, Politik [Vorlesungen gehalten an der Universität zu Berlin. Hrsg. von Max Cornicelius] [Leipzig: S. Hirzel] T. 2 (1897) [16/07/1915-18/02/1918 (948j.)] [ENS4: (S.G.ép.300)]

1916–1917

  1. Mezes, Sidney, Ethics, [descriptive and explanatory] [New York: Macmillan] (1911) [02/10/1916-26/11/1917 (420j.)] [ENS4: (S.Phi.a.151)]
  2. Picard, Emile, La Science moderne [et son état actuel] [Paris: Flammarion] (1908) [02/10/1916-26/11/1917 (420j.)] [ENS4: (S.Phi.fr.334)]

Notes

1

1992, Études Durkheimiennes. Repris dans Paoletti, 2012, annexe I.

2

Paoletti, 2012, annexe II, pp. 423-25.

3

Nous étions initialement venus pour obtenir des autorisations exceptionnelles en vue d’exposer des ouvrages du fond de la BU, souvent de la réserve, pendant plusieurs semaines au Musée.

4

Que je tiens à remercier pour ses conseils et son aide.

5

Pour les 50 demandes d’acquisition d’ouvrages faites par Durkheim entre 1887 et 1902 à la même BU de Bordeaux, voir le même numéro (Béra 2013); pour une analyse du corpus en fonction des usages possibles, le numéro suivant (Béra 2014); pour une comparaison avec ceux de l’ENS, voir Béra et Paoletti (2014).

6

Numéro daté de 2013, paru en décembre 2014, supervisé par W. Watts-Miller et S. Baciocchi qui ont beaucoup œuvré l’un et l’autre à sa mise en forme définitive.

7

Il partit quelques mois (sans doute entre avril et juillet).

9

S. Baciocchi m’a signalé une dizaine de références manquantes en lisant une première version de cet article. Je le remercie pour sa vigilance et je me permets d’ajouter son nom dans le tableau récapitulatif pour cette raison. Aucune des erreurs et incomplétudes de cet article ne pourront cependant lui être imputées.

10

Ces registres ne sont pas toujours cotés ni donc référencés. Ainsi est-ce le cas à la bibliothèque inter-universitaire de Bordeaux : ils sont stockés dans les magasins, très mal adaptés à la conservation de livres rares et précieux. Leur accès est actuellement interdit pour cause de détection d’amiante.

12

Au sens du linguiste Michel Riffaterre (1971). Pour lui, l’archilecteur est le lecteur idéal que l’auteur imagine en écrivant ; l’archilecteur tel que je l’entends est plutôt le lecteur dévoreur de livres et de périodiques.

13

L’inventaire après décès de son père ne mentionne pourtant ni bibliothèque ni ouvrages. Merci à Gilles Grivel, historien, de me l’avoir communiqué (AM Epinal et AD Vosges). Voir aussi Béra, 2011, sur le père de Durkheim et Schwarzfuchs dans Fournier, 2014 (colloque d’Epinal, 2008).

14

Les disciplines enseignées et évaluées étaient la littérature (ancienne et moderne), les langues anciennes (Latin et Grec), les langues vivantes (anglais et allemand), la philosophie, l’histoire… spectre disciplinaire toujours inchangé dans les Hypokhâgnes littéraires d’aujourd’hui en France.

15

On pense à l’absence de travaux sur l’acte de lecture dans La Noblesse d’État de Bourdieu (1989) ou à l’ouvrage récent de Muriel Darmon sur les classes prépa. La thèse récente de Maridet (2016) porte sur la lecture en classe préparatoire, sans toutefois se préoccuper du travail en bibliothèque.

16

De Certeau 1990.

17

Aucun des étudiants de Durkheim à Bordeaux n’atteindra un tel rythme. Le plus gros emprunteur réalisa 31 emprunts par an – on reste loin du score de l’étudiant Durkheim. En chiffres absolus, Marcel Cachin fut le 1er emprunteur parmi les étudiants bordelais, avec 171 « actes » sur sept ans. Mauss est en 13e position avec une centaine d’actes en quatre ans. (Cf. Sociologie des étudiants de Durkheim à Bordeaux, mémoire d’habilitation, inédit, 2017). Ces calculs changent selon que l’on considère le nombre « d’actes » (le fait d’aller emprunter), le nombre de volumes (un acte peut être associé à plusieurs volumes), ou le nombre d’ouvrages distincts (un même ouvrage peut être réemprunté plusieurs fois et recompté à chaque fois…). Aucune méthode de comptage n’est parfaite. Par conséquent, ce ne sont donc pas des chiffres qu’il faut prendre au pied de la lettre.

18

Sur la limite des registres d’emprunts, Béra, 2014, dans cette revue.

19

Cf. le règlement en ligne, qui vient d’être modifié à la marge. Cf. Gérard Noiriel (2004).

20

À l’inverse, quand on n’est pas un ancien élève, l’accès y est limité. Il faut trouver un garant, titulaire de l’ENS, qui parraine le « visiteur ».

21

Sandrine Iraci m’a donné accès aux registres dans les conditions idéales. Cf. note 11.

22

Quand il habitait au 260, rue Saint Jacques dans l’ancien appartement de son maître Boutroux, il était à 10 minutes à pieds de la Sorbonne (800 mètres) et à 4 minutes (350m) de l’ENS. Quand il a déménagé en 1912 et s’est éloigné du centre pour habiter 4, avenue d’Orléans (place Denfert-Rochereau), il est passé à 25 minutes à pieds de la Sorbonne (1,9 km) et 21 minutes de l’ENS (1,7 km). Cet éloignement physique d’avec les deux bibliothèques est corrélé à son désengagement de l’activité d’emprunteur.

23

Merci à Mme Diry-Löns du Département des manuscrits et des livres anciens pour son accueil.

24

J’ai pu retrouver une série d’emprunts datant de 1878/1879, au moment où il préparait pour la troisième fois le concours de l’ENS. Le premier qu’on lui connaisse remonte donc au 30 janvier 1879, quelques mois avant le concours. Cf. Annexe II.

25

Cf. Annexes II de cet article pour la présentation de ces emprunts inédits.

27

À comparer avec celle de Bordeaux qui faisait 100 places. Cf. Durkheim à Bordeaux.

28

Ainsi, à un emprunt correspondaient vingt-cinq demandes de communication de documents. En forçant le trait, on peut supposer qu’à 100 emprunts de Durkheim correspondirent 2500 ouvrages « consultés », ce qui donne une idée de la faible part des emprunts dans le total des « lectures ». En revanche, cela ne dit rien de leur représentativité.

29

Béra, Durkheimian Studies n°20, 2014, où l’on trouve une description de cette salle de la BU de Bordeaux, d’après l’article de C. Mortet (1888).

30

Cf. S. Baciocchi sur Hertz (2013) ; Cf. Béra et Paoletti 2014 ; Béra 2017 (à paraître dans L’Année sociologique).

31

C’est souvent dans ces derniers que nous avons trouvé la trace de Durkheim.

32

Cf. Béra 2014 pour les jours de rencontres entre Durkheim et Hamelin.

33

Je remercie Robert Galera pour son aide précieuse. Grâce à lui, le fichier excel a été transformé en liste bibliographique en bonne et due forme.

34

Deux sites : Rubens pour l’ENS et Sorbonne Bis pour la Sorbonne. Les informations sur les documents empruntés par Durkheim ont été complétées en collaboration avec S. Baciocchi et Mme Arauz-Aubrun avec l’aide du fichier papier.

35

Je remercie encore Pascale Arauz-Aubrun de m’avoir aidé à identifier nombre de cotes d’ouvrages non encore rétro converties au catalogue, dont les Patrologies de Migne, les éditions des œuvres complètes de Montaigne, Rabelais et Herbart ainsi que de m’avoir patiemment expliqué les règles de cotations de l’ENS (volumes entre parenthèses, formats, etc.).

36

Et seulement 88 d’auteurs.

37

Il allait aussi à la « Nationale », où les bulletins de communication ont été détruits. J’ai pu récupérer la demande d’inscription de Durkheim (annexe 1) qui date de la fin de son année scolaire à Saint-Quentin (mars 1885). Merci à Aurélien Conraux de me l’avoir scannée à partir des registres en sa possession et à Sandrine Maillet de m’avoir orienté vers lui.

38

C’est ce à quoi j’ai dû me résoudre dans mes travaux précédents. La BU de Bordeaux n’a jamais adopté la « classification systématique » ni le « catalogage méthodique » de Brunet, suivant en cela les instructions de l’époque (Cf. Louis Desgraves, 1991, p. 230) : « L’instruction générale du 4 mai 1878, relative au service des BU, prescrivait le classement des livres par ordre d’entrée des ouvrages et par formats ». Cf. mon article de 2014 qui décrit ces cotations à la BU de Bordeaux.

39

Merci à Madame Isabelle Diry-Löns de la réserve de la Sorbonne, pour l’indication de l’article sur Philippe Le Bas (1982) ; à Sandrine Iraci pour l’orientation vers celui de Petitmengin (1998). Merci à Mme Pascale Arauz-Aubrun de l’ENS pour son aide précieuse et ses renseignements précis sur les cotations de l’ENS. Merci aussi à Agnès Sandras de la BNF pour ses renseignements sur la « cotation Clément ». Merci à Sandrine Maillet, de la réserve des livres rares de la BNF, à l’origine de la cote NFW (Nouveau fonds/graphique), pour la sensibilisation aux problématiques des cotations.

40

Nous n’avons pas pu avoir accès aux magasins de la bibliothèque de la Sorbonne et nous sommes donc incapables de savoir si les imprimés sont rangés en fonction de ces systèmes de cotations. La question est moins importante qu’à l’ENS puisque la plupart des références sont accessibles seulement via des bulletins de demande.

41

S. Baciocchi (2013) privilégia la voie diachronique étant donnée la nature de son corpus et sa problématique dans son article sur les emprunts de Lucien Hertz.

42

À comparer avec sa citation en exergue, dans laquelle il évoque les langues (la littérature), la science (il y inclut peut-être la « science philosophique ») et l’histoire.

43

Cf. Béra, Contextes, 2012, dans lequel j’analyse la rhétorique de rejet de la littérature de Durkheim à partir du corpus de ses 500 comptes-rendus publiés dans L’Année sociologique.

44

Cf. la cotation de Philippe Le Bas en 1845 à la Sorbonne.

45

Pour le dire vite : en laissant de côté les questions de parenté et en se focalisant sur les catégories élémentaires de la croyance et de la pratique religieuses.

46

Où l’on voit que Durkheim reste dans le registre de la « foi » et du mystique quand il se déplace dans le champ de l’éducation et quitte celui de la religion.

47

Son service d’enseignements à Paris est connu depuis Alpert (1939, p. 65 et 66) Lukes (1973, p. 627-628) et Fournier (2007, p. 528-529).

48

Cf. ses publications dans Lukes.

49

Lettre de Durkheim à Mauss, avril 1902, dans Fournier, p. 505.

50

Fournier 2007, chapitre 15 « À la Sorbonne », et Durkheim Lettres à Mauss 1998.

51

C. Rol et D. Merllié.

52

Ce que rappelle Fauconnet (1922).

53

Cf. Gautherin sur cet aspect.

54

On peut estimer à 20% les emprunts bordelais qui sont en rapport avec la pédagogie, directement ou non (Béra et Paoletti, 2014).

55

Archives départementales de la Gironde. Il s’agit cette fois des Procès verbaux des réunions de la Faculté des Lettres. La séance concernée est celle du 18 mai 1896. Le recteur informe le doyen Stapfer que le Ministre serait disposé à transformer en chaire le cours de science sociale professé par Monsieur Durkheim, à condition que l’enseignement de la pédagogie continue sans augmentation des dépenses. On apprend alors que « depuis deux ans, à la suite d’une entente personnelle, approuvée par le recteur, ce n’est plus M. Durkheim mais Rodier qui fit le cours de pédagogie ».

56

En résumé, Durkheim l’avait reçu d’Espinas qui n’en voulait plus, et le confia à Rodier… On peut considérer que cet enseignement avait quelque chose de « la patate chaude » qu’on se repasse de main en main !

57

Voir Gautherin.

58

Rééditée de manière posthume par Fauconnet dans Éducation et sociologie, chapitre 3 « Pédagogie et sociologie ».

59

L’EPEF est d’ailleurs devenue une référence très importante pour Bourdieu et Passeron (La Reproduction, 1970).

61

On mesure l’inconséquence d’Halbwachs qui n’a pas considéré que ce texte était un « classique » et qui en a proposé une version escamotée – sans parler du fait qu’il a effectué des sélections dans les manuscrits en sa possession (prêtés par Marie Durkheim ?), livrant au néant une grande partie des leçons de Durkheim (Cf. la liste de ce qu’il a éliminé, dans Halbwachs, 1938, p. 6 : cours sur l’éducation intellectuelle, une histoire des doctrines pédagogiques grecque, romaine, Rabelais, Montaigne, Coménius, Locke, Maintenon, etc. ; « un cours d’une année » sur Pestalozzi et Herbart…). Il renvoie d’ailleurs à Fauconnet, co-responsable de cette perte (Fauconnet, 1922).

62

Ainsi, on a compté 34 emprunts visiblement destinés à ce cours qui ne sont pas référencés : Arnstädt sur Rabelais, Clark sur l’université anglaise, Fleury, Hauréau, Geiger, Kant, Michelet, Rashdall, Stapfer (sur Rabelais), Storm, Stoy, Thierry, Villanyi, Voigt, Waddington (sur Ramus), etc.

63

On attend une édition scientifique (avec un index des noms) pour connaître cela avec précision. Disons qu’en l’état de nos calculs, 21 emprunts correspondent aux références, 34 ne sont pas référencés, et 81 sont référencés sans avoir été empruntés. Ces chiffres ne sont que des ordres de grandeur.

64

On ne peut pas non plus attribuer ce résultat au fait que les registres de la Sorbonne aient cessé dans la mesure où les emprunts à caractère pédagogique avaient aussi lieu à l’ENS.

65

On a la chance de posséder son contenu par le compte-rendu très détaillé qu’en fait Fontana dans la Revue philosophique (Durkheim, Textes). W. Watts Miller (2012) compare les plans du cours avec celui des Formes.

66

Cf. ma note critique de l’édition scientifique des Formes dans le « bulletin bibliographique » des Archives de sciences sociales des religions, 2016. M. Achimastos a créé une seconde bibliographie, dans laquelle il indique les ouvrages plus anciens que Durkheim n’avait certainement pas lus.

67

On peut aussi faire un grand nombre d’hypothèses sur la bibliothèque privée (disparue) de Durkheim.

68

Sur les 26 périodiques mobilisés dans les Formes, 62% étaient en langue anglaise, 27% en langue allemande et marginalement en Français, latin, italien et néerlandais.

69

Au total, 16% des emprunts sont des périodiques, et il sort sept titres différents (Cf. la liste).

70

Comme il le fit à Bordeaux pour ses cours de 1894 et 1900. Cf. Béra, Durkheim à Bordeaux, 2014.

71

Une étude plus poussée nous amènerait à comparer les références recensées par les collaborateurs de L’Année, avec les références des Formes. On a réalisé cette comparaison pour Durkheim et Mauss (Béra, « Traces de L’Année dans les Formes », dans Béra et Sembel. (dir), Durkheim et la religion, 2017, à paraître).

72

L’ouvrage sera restitué après son décès, près de quatre ans plus tard.

73

Paradoxalement, ce cours de nature extrêmement philosophique inaugura la chaire de sociologie à la Sorbonne. Les notes de cours ont été retranscrites et éditées en 1955 par A. Cuvillier. Un second jeu de notes a été découvert avec la première leçon qui n’était pas dans le précédent, présentée par S. Baciocchi et Jean-Louis Fabiani (2012).

74

Ecrit avec Ernest Denis, son ancien collègue de Bordeaux devenu lui aussi parisien.

75

Ce qui confirme qu’il passait du temps en bibliothèque, puisqu’il prend un ouvrage le 16 et en rend un autre le 17, au lieu de faire d’une pierre deux coups. La Politik sera restitué trois mois après son décès en février 1918, sans doute par son épouse.

76

Marx critiqua Hegel dans sa Critique de la philosophie du droit de Hegel.

77

Sur le lien entre Durkheim et Hegel, voir Jean-François Filon, « Réalisme ontologique et subjectivité politique chez Durkheim : quelques traits hégéliens du fondateur de la sociologie », Cahiers de recherche sociologique, n°56, printemps 2014, pp. 109-30.

78

Béra 2013 pour la liste des demandes d’acquisition.

80

Cf. L’introduction de sa thèse dans sa première version.

81

Cf. le témoignage de Mauss, alors en permission.

83

Pour reprendre l’expression de Michel De Certeau.

84

Béra, 2017 (à paraître).

85

En dépit de ce que peut écrire De Certeau sur la « non transparence » de la lecture, qu’il décrit comme une activité secrète.

86

Béra et Paoletti 2014, sur le « résidu » difficile à déchiffrer.

88

Béra 2017, « Durkheim enseignant et chercheur à travers sa correspondance » à paraître (colloque 2013 organisé par Vannier, Toulouse).

90

Il semble qu’il ait été affecté à ces cours de préparation à l’agrégation pendant les années 1902, 1903 et 1905, puis pour les licences en 1911, 1913 et 1915. C’était donc beaucoup moins systématique qu’à Bordeaux. (Liste dans Fournier 2007, p. 528 et 529). Pourtant, dans un courrier, il évoque ces cours en expliquant que ce sera la partie la plus substantielle de son service. Il anticipe mal, visiblement, l’orientation de ce que sera son travail de lecture effectif – si l’on s’en tient à l’indicateur des emprunts, évidemment.

91

Besnard 2003 (d’après 1998 sur les crises à L’Année) ; Durkheim, Lettres à Mauss (1998) et Fournier 2007.

92

C’est à notre connaissance la première trace d’emprunt d’ouvrages de Durkheim. On était en janvier 1879, à quelques semaines des épreuves écrites du concours de l’ENS que Durkheim passa pour la troisième fois à 19 ans. On peut deviner les éléments du programme de philosophie, d’histoire et peut-être de littérature.

93

On voit que Durkheim ne peut s’empêcher d’investiguer sur la religion et l’histoire des Juifs, alors qu’il est entre les écrits et les oraux de l’ENS. C’est un thème qu’il approfondira à l’ENS (Cf. Lukes 1968 et 1973) dans le cadre d’un travail personnel.

Textes de Durkheim

  • Durkheim. 1922. Éducation et sociologie. Paris: Presses universitaires de France (avec une introduction de Paul Fauconnet).

  • Durkheim. 1925. L’Éducation morale. Paris: Presses universitaires de France.

  • Durkheim. 1938. L’Évolution pédagogique en France. Paris: Presses universitaires de France (avec une introduction de M. Halbwachs).

  • Durkheim. 1998. Lettres à Mauss (éd. Ph. Besnard et M. Fournier). Paris: Presses universitaires de France.

  • Durkheim. 1975. « Cours sur les origines de la vie religieuse », Textes 2 (compte-rendu de Fontana, P., Revue philosophique, 7, 1907). Paris : Édition de Minuit.

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Bibliographie secondaire

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  • Watts Miller, W. 2012. A Durkheimian Quest : Solidarity and the Sacred. Oxford: Berghahn.

Catalogues de bibliothèques en ligne

  • Rubens (pour la bibliothèque de l’ENS)

  • Bis (pour la bibliothèque de la Sorbonne)

Abstract

This article first describes the two main Parisian libraries (ENS and Sorbonne) where registers have been found of almost 200 loans taken out by Durkheim between 1902 and 1917, but especially concentrated (67%) between 1902 and 1906. We first set out to show the distribution of his loans according to subject, before trying to suggest their uses. Durkheim mainly seems to have borrowed books and journals dealing with science of education. He had to construct his major course on the history of secondary education in France, and took out many loans for this. The records also point to loans made to prepare his courses on religion (1906/1907), on pragmatism (1913) and on German imperialism (1914). It can be seen that Durkheim mainly borrowed books for his numerous lecture courses, rather than for his writing and research on religion’s ‘formes élémentaires’.

Keywords École normale supérieure, Émile Durkheim, loans, pedagogy, philosophy, religion, sociology, Sorbonne

Contributor Notes

Matthieu Béra est enseignant à l’Université de Bordeaux et chercheur rattaché à l’IRDAP (Institut de recherche en droit des affaires et du patrimoine). bera@u-bordeaux.fr

Durkheimian Studies

Études Durkheimiennes

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    Salle de lecture de la bibliothèque de l’ENS (Fond patrimonial de l’ENS). Merci à Sandrine Iraci, responsable du fonds patrimonial, de m’avoir communiqué ce précieux cliché.

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    Salle de lecture des étudiants à la bibliothèque de l’Université (Boyer, 1913, p. 47)

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    Salle de travail des professeurs à la bibliothèque de l’Université (Boyer, 1913, p. 48)

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    Extrait du registre du journal de prêt de la Sorbonne du 9 décembre 1904 (Sorb2) « Rousseau, œuvres, t 22 ».

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    Demande d’inscription de Durkheim à la BNF (Saint-Quentin, mars 1885). Merci à Aurélien Conraux et Sandrine Maillet, de la BNF

  • Durkheim. 1922. Éducation et sociologie. Paris: Presses universitaires de France (avec une introduction de Paul Fauconnet).

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